A la UNE ce semestre (2019 - ....)

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Au cours de chaque semestre, l'un(e) ou l'autre des membres du Conseil d'administration de l'association traitera une information qui nous paraît essentielle de faire connaître et à diffuser le plus largement possible et ainsi de lui donner toute sa place à la "Une du semestre", à compter de 2019.

Au cours de chaque trimestre, l'un(e) ou l'autre des membres du Conseil d'administration de l'association traitera une information qui nous paraît essentielle de faire connaître et à diffuser le plus largement possible et ainsi de lui donner toute sa place à la "Une du trimestre".
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Au premier semestre 2019 : Suite au premier questionnaire JM2P qui fut publié au 4ème trimestre 2018, de nouveaux résultats qui parlent à nouveau d'eux-mêmes et soulèvent bien des questions. Découvrez ci-dessous les réponses apportées dans le second questionnaire réalisé début 2019...

 

L’aliénation parentale est un abus psychologique gravissime. Si elle affecte en premier lieu les enfants victimes, il n’en demeure pas moins vrai que les parents exclus, puis collatéralement les grands-parents exclus, victimes tout autant, payent également un lourd tribut face à cette situation à la fois insupportable et inhumaine.

En ce premier semestre 2019 marquant la septième année d’existence de l’association « J’aime mes 2 Parents » et pour faire suite à la précédente analyse de septembre 2018 principalement axée sur les procédures face à l’exclusion parentale qui s’installe, sur l’aide éventuelle des autorités pour y pallier et/ou sur l’absence de soutien de leur part sans omettre les conséquences directes observées chez les enfants, nous avons voulu, cette fois, axer ce second volet sur les parents faisant face à l’exclusion, face à l’aliénation parentale qui s’installe et sur les grands-parents collatéralement victimes, afin d’observer non seulement les effets sur ces adultes obligés de se battre pour tenter de faire respecter leurs légitimes droits, obligés de se battre pour chercher, coûte que coûte, à maintenir le lien avec leur(s) enfant(s) et obtenir justice au sens noble du terme, mais aussi les multiples dégâts occasionnés tant financièrement que psychologiquement, physiquement et socialement.

Des résultats à couper le souffle pour toutes et celles et tous ceux qui ne connaissent pas ou n’imaginent même pas les ravages engendrés par l’aliénation parentale.

Même si les séparations familiales de plus en plus conflictuelles demeurent encore à ce jour minoritaires (environ 15% à 18%), elles impliquent chaque année des milliers de victimes, des dizaines de milliers de victimes dont le nombre ne cesse d’augmenter tout comme le degré de violences subies et leurs terribles conséquences. Il suffit de comprendre que le système judiciaire doit être urgemment adapté à ces situations, à la fois, particulièrement inquiétantes et croissantes. 

Chaque victime de la séparation conflictuelle, qu’elle soit enfant ou adulte, doit être épaulée et suivie, chacune doit être accompagnée afin d’éviter autant que possible les dérapages pouvant rapidement dégénérer vers la catastrophe, qu’elle soit psychologique, physique et/ou sociale, voire la mort.

L’enjeu financier est terriblement présent.

Comment peut-on accepter de devoir dépenser des dizaines et des dizaines de milliers d’euros pour se battre afin de faire respecter les droits fondamentaux de l’enfant, mais aussi ceux des parents et des grands-parents injustement écartés, aliénés ?

Comment peut-on accepter de devoir dépenser des dizaines et des dizaines de milliers d’euros pour se battre afin de faire respecter les jugements rendus et exécutoires mais non-appliqués ?

Comment peut-on accepter que l’argent soit clairement devenu la priorité du système, au détriment de l’humain ?

Comment peut-on accepter d’être défendus par un certain nombre d’avocats (qui plus est ; pas vraiment formés pour faire face aux phénomènes d’exclusion et d’aliénation parentales) avides d’argent et pour qui plus le conflit grossit plus les rentrées d’argent sont juteuses ?

Tout cela ne relève pas, hélas, du sarcasme, mais ce n’est malheureusement que le triste reflet de la réalité et le quotidien enduré par des milliers, des dizaines, des centaines de milliers de victimes…

Dans des démocraties dites « civilisées » les situations d’exclusion parentale, d’aliénation parentale, voire de parentectomie (*) ne devraient plus exister et encore moins à une telle échelle. Rappelons-le, en France, un million d’enfants environ ne voient plus l’un de leurs deux parents ! (Certains spécialistes avancent même le chiffre de 1.500.000 enfants en France, pays des droits de l’homme, en 2015).

La France ne cherche visiblement pas à faciliter les enfants et les parents à maintenir le lien familial, puisque de nombreux éléments soulevés par les conventions internationales et/ou européennes ne sont visiblement pas appliqués à la lettre à commencer par :

L’article 9 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

L’article 18 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement ».

Et l’article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie familiale… ».

Et pourtant…

Il ne faut absolument pas perdre de vue les gigantesques coûts que la société doit supporter en conséquence de ces conflits particulièrement puissants et violents entraînant l’exclusion parentale, l’aliénation parentale, engendrant des situations si graves qu’elles affectent la santé morale, la santé physique et génèrent multiples problèmes sociaux compte tenu de multiples possibles dérives et déviances, des problèmes d’exclusion, d’isolement et de réelles tragédies. Les résultats de notre enquête menée auprès de nos adhérents et anciens adhérents le démontrent aisément.

Combien de dizaines de milliers d’enfants, mais aussi de parents et collatéralement de grands-parents développent des maladies psychosomatiques, mentales et physiques face au traumatisme de l’exclusion, de la rupture du lien « enfant-parent », « enfant-parent-grands-parents » ?

Combien de millions d’euros sont dépensés parce que les pouvoirs publics laissent les séparations conflictuelles, les phénomènes d’aliénation parentale qui en découlent, se développer, proliférer en toute quiétude et même en toute impunité pour le parent aliénant ?

Dans tous les cas, il s’agit de véritables « enlèvements parentaux » exercés dès lors que l’enfant et sa mère, ou l’enfant et son père n’ont plus la moindre possibilité d’accès et de communication dès que la barre des 3 mois est franchie.

Dans tous les cas, les conséquences psychiques définitives pour l’enfant sont à craindre, il en va de même pour le parent injustement victime d’exclusion et collatéralement les grands-parents tout autant évincés.

Et sur le plan physique il en va de même, avec le développement de maladies souvent déclenchées des suites de ce profond traumatisme d’exclusion, des souffrances endurées et des dérèglements psychiques (A titre d’exemples : Le stress, la dépression, les dépendances à l’alcool, au tabac, drogues, le repli sur soi, etc.).

L’immobilisme ne peut qu’à coup sûr développer davantage de victimes, davantage de malades et par conséquent davantage de coûts pour la société, au lieu de traiter, en amont, la prise en charge du conflit de la séparation, de le traiter le plus rapidement possible, d’éviter qu’il s’éternise tout comme la procédure encadrant la séparation et le divorce.

Une véritable prise en charge « médico-socio-juridique » des familles en grande souffrance est urgemment nécessaire à condition d’avoir, bien entendu, affaire aux bons interlocuteurs, à la fois professionnels et bien formés.

 

A ce jour, le coût social est également immense et ne peut qu’être plus colossal encore à l’avenir ! Car il ne cessera d’enfler si nous restons, en France, scotchés aux méthodes actuelles, cloisonnés entre corporations, où les honoraires passent avant l’humain, où les idées préconçues du passé demeurent vivaces et si les pouvoirs publics restent avant tout sclérosés et trop souvent immobilistes. 

Dans tout cela, n’y a-t-il pas là des pistes à creuser pour permettre des économies et redistribuer les montants épargnés vers les services compétents (Formation des personnels, augmentation du nombre des professionnels afin de permettre un travail plus sérieux et serein, développer une meilleure professionnalisation des intervenants,  pour travailler en pluridisciplinarité au traitement de la séparation et de divorce et limiter ainsi, autant que possible, les situations conflictuelles ?

Pour un sujet aussi grave que celui de l’autorité parentale « conjointe », de celui du droit à l’Enfant à vivre avec ses deux parents et d'entretenir régulièrement des relations personnelles avec eux, il ne peut pas, de toute évidence, exister plusieurs catégories de parents. Il ne peut plus exister des orphelins de mère, des orphelins de père, pour toutes et tous bel et bien vivants, parce que l’un des deux parents en a décidé ainsi, parce que d’autres peuvent les laisser tomber, parce que notre système judiciaire apparaît à bout de souffle, dépassé, déconnecté, noyé sous des tonnes de dossiers, mal informé et mal formé face à ces situations sérieuses engendrant tant de dégâts humains, de drames et de tragédies et manque cruellement de moyens financiers, humains et de formations adaptées.

Aujourd’hui, si rien n’est fait rapidement, si chacun et chacune laisse la situation se dégrader davantage et permettre aux conflits de la séparation parentale et du divorce de s’accentuer, de devenir plus violents encore, sacrifiant en premier lieu des milliers, des dizaines de milliers d’enfants,  quel sera alors l’avenir de la société, un avenir qui n’est déjà pas si simple à gérer ?

Ce nouveau questionnaire qui a été proposé aux adhérents et anciens adhérents de l’association « J’aime mes 2 parents » dont vous trouverez les résultats ci-dessous, aura permis à toutes celles et à tous ceux qui ont bien voulu y répondre d’apporter non seulement leur vécu reproduit par multiples graphiques, mais elles ont, ils ont, pu mettre des mots à leurs difficultés, leurs souffrances, leurs maux, qu'ils soient physiques, psychologiques ou émotionnels, y compris leurs difficultés, leurs galères, d’ordre social et/ou financier.

 

Que ce travail réalisé puisse permettre de « réveiller » plus encore celles et ceux qui prennent  et qui prendront enfin conscience de l’urgence d’agir.

Que ce travail puisse également éclairer la Commission des violences intra-familiales (35 Députés de France) que l’association « J’aime mes 2 Parents » doit rencontrer lors de  son audition prévue en février 2019 à l’Assemblée Nationale.

Merci à celles et à ceux qui ont bien voulu répondre au questionnaire. Leurs réponses sont d’ores et déjà précieuses pour faire avancer notre juste cause, votre juste cause, et avant tout, celle de nos enfants, mais aussi l’avenir de la société.

François SCHEEFER

Pour en savoir plus et prendre connaissance des résultats de cette enquête, cliquez sur ce fichier :  Questionnaire n 2 resultats association jm2p fevrier 2019Questionnaire n 2 resultats association jm2p fevrier 2019 (6.48 Mo)

 

(*) : Pour éviter les malentendus et la méconnaissance, un certain nombre de professionnels Nord-américains et anglo-saxons ont pris la décision d'employer l'expression « Parentectomie » plutôt que celle de l'« aliénation parentale ». Plus de doute dans ce cas, on comprend aisément qu'il s'agit là de la coupure caractérisée, voire de l'ablation, du contact entre l'enfant et son parent.  L'image chirurgicale peut être rude mais elle exprime bien la nette coupure du lien entre l'enfant et l'un de ses parents, une séparation nette et brutale orchestrée par l'autre parent.

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A suivre...

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