A la UNE ce semestre (2019 - ....)

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Au cours de chaque semestre, l'un(e) ou l'autre des membres du Conseil d'administration de l'association traitera une information qui nous paraît essentielle de faire connaître et à diffuser le plus largement possible et ainsi de lui donner toute sa place à la "Une du semestre", à compter de 2019.

Au cours de chaque trimestre, l'un(e) ou l'autre des membres du Conseil d'administration de l'association traitera une information qui nous paraît essentielle de faire connaître et à diffuser le plus largement possible et ainsi de lui donner toute sa place à la "Une du trimestre".
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Au second semestre 2019 : L’Organisation Mondiale de la Santé a définitivement validé la onzième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11). En indexant l’aliénation parentale au sein de la CIM-11, l’O.M.S. renvoie celle-ci au problème de santé mentale se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant".

 

Les États membres de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) ont définitivement adopté le 25 mai 2019 la onzième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11) qui fut proposée le 18 juin 2018. Elle entrera internationalement en vigueur dès le 1er janvier 2022.

 

Cette décision définitive de l’O.M.S., validant la nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11 en français, ICD-11 en anglais), inclut l’aliénation parentale dans son Index en l’associant au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant".

L’O.M.S. souligne elle-même que « la CIM-11 a été actualisée et adaptée aux réalités du XXIème siècle et tient compte des principales avancées de la science et de la médecine et les États Membres ont noté que la CIM-11 a été établie de manière transparente et sur la base de la collaboration. »

 

Chacune et chacun doit donc prendre ses responsabilités et œuvrer, ensemble, afin que l’aliénation parentale exercée lors des séparations dites « hautement conflictuelles » venant affecter la vie de l’enfant et son équilibre psychoaffectif mais aussi les abus psychologiques majeurs subis en cas d’emprise et de manipulations mentales exercées par l’un des deux parents dans le but de tout mettre en œuvre pour s’approprier l’enfant et « dégager », coûte que coûte, l’autre parent et même sa famille, de la vie de l’enfant, ne puissent plus se poursuivre ni davantage se reproduire.

 

Celles et ceux qui ont tenté, en vain, de contester cette décision  oublient deux fondamentaux :

 

1° : L’aliénation parentale affecte en tout premier lieu l’enfant manipulé psychologiquement et soumis à une emprise mentale insoutenable.

 

2° : Les adultes manipulateurs et aliénants, aspirés, aveuglés, submergés, par l’infernale spirale de la séparation ultra-conflictuelle, sont aussi bien des hommes que des femmes. L’aliénation parentale n’est ni une question de genre ou de sexe et elle affecte autant des familles maternelles que paternelles (parents, grands-parents et autres membres familiaux).

 

Malgré cela, il existe des contestataires, passant outre ces fondamentaux, qui oublient la triste réalité vécue par des millions d’enfants et de familles…

 

Si dans certains domaines la France peut briller et se placer à l'avant-garde, y compris sur le plan international, elle peut néanmoins se révéler rétrograde sur d'autres.

 

Il en fut ainsi lorsque moult scientifiques internationaux cherchèrent à valider ce qui fut baptisé populairement l'autisme.

C'est en 1911 que le terme autisme fut introduit par un psychiatre d'origine Suisse. Ce n'est qu'en 1980 que l'autisme, ou plus généralement « les troubles du spectre de l'autisme », est enfin introduit au sein du DSM (Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Il s'agissait alors du DSM-3. Et pourtant, en France, l'autisme, malgré les études publiées, les démonstrations scientifiques établies et rédigées, demeurent apocryphes, douteuses, suspectes et surtout critiquées amèrement par des groupes contestataires n'apportant aucune preuve de leurs accusations, aucune preuve conforme aux exigences d'objectivité, de méthode, de précision de la science. Et c'est ainsi, que bien après de nombreux pays à travers le monde, la France n'a seulement reconnu l'autisme comme handicap qu'à partir de 1996 ! Et aujourd'hui encore, le traitement de ce handicap reste très en retard et piétine encore beaucoup trop en comparaison de ce qui se passe chez nos pays voisins...

 

Après la bataille pour la reconnaissance de l'autisme, peut-être faudra-t-il envisager celle de l'aliénation parentale, même si les deux causes sont très différentes.

 

En effet, là encore, même si les avancées scientifiques ont permis à l'O.M.S. d'indexer l'aliénation parentale au sein de sa nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11), des groupes idéologiques et politiques, incluant des groupuscules ultra-féministes, n'ont cessé de se battre pour empêcher la version définitive de la CIM-11 et surtout y inscrire le terme « aliénation parentale ». Or, pour l'O.M.S., associer l'aliénation parentale au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant" n'est plus discutable devant les multiples apports et preuves scientifiques venues du monde entier et cette Organisation n’a donc pas cédé à la pression, ni aux vagues de désinformation et de fausses nouvelles relatives à l'aliénation parentale. L’aliénation parentale peut être bel et bien considérée comme étant un problème de santé mentale et cette reconnaissance est évidente. Et rappelons-le encore, l'O.M.S. a tenu à souligner que : « Cette nouvelle classification a été établie et validée de manière transparente et sur la base de la collaboration internationale. »

 

Mais qu’entend-on par « indexer » ? Comme le précise clairement l’Encyclopédie Universalis :

 

« Étymologiquement, indexer signifie montrer du doigt quelque chose qu'on veut identifier (*) à telle ou telle fin. À l'époque moderne, on désigne par ce mot l'action d'identifier tel ou tel aspect significatif de document quelle qu'en soit la nature de façon que cet aspect ou ces aspects servent de clés quand on aura besoin, plus tard, de le rechercher au sein d'une mémoire. » 

 

(*) :  Préciser la nature de quelque chose, reconnaître la nature de…

 

Tout est pourtant bien clair !

 

L'association JM2P a tissé de nombreux liens hors des frontières de la France et le travail mené reflète bien entendu ce qui fait consensus auprès des chercheurs, scientifiques et cliniciens internationaux avec lesquels de nombreuses recherches et même des publications ont été réalisées et bel et bien garanties scientifiquement, conscients des situations que se jouent face à l'aliénation parentale et des pathologies qui peuvent en découler.

 

Ainsi, l'éminent psychiatre et Professeur, William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (Etats Unis) a travaillé auprès des instances se rapportant à la CIM-11, mais également auprès des celles du DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual = Manuel Américain de Définition et de Classification des maladies et troubles psychiatriques, le DSM-5 pour être précis, étant paru le 18 mai 2013).

Il est également Président du « Parental Alienation Study Group, Inc. » (Abréviation : PASG - www.pasg.info) - Groupe d'étude sur l'aliénation parentale -, organisme international sans but lucratif qui compte plus de 500 professionnels de la santé mentale et des professionnels du droit en provenance de plus de 50 pays à travers le monde, a déclaré, suite à la publication de la CIM-11 par l’O.M.S. : 

 

« La CIM-11 inclut l'aliénation parentale. De nombreux membres du PASG ont contribué à cette reconnaissance. POUR LA PREMIÈRE FOIS, le terme « aliénation parentale » est effectivement inclus dans la nouvelle classification (Index).

 

L'aliénation parentale n'est pas un diagnostic distinct de la CIM-11, mais elle est considérée comme un synonyme ou comme un indice du diagnostic précis, intitulé « problème de relation parent-enfant » (Ayant pour référence : QE52.0) et figure clairement dans l’index de la CIM-11.

Les termes «aliénation parentale» (parental alienation) et «exclusion parentale» (parental estrangement) sont pleinement reconnus puisqu’ils figurent dans l'Index de la série de trois volumes de la CIM 11.

Les deux termes amènent le lecteur à poser le diagnostic de problème de relation entre le parent et l'enfant (celui qui s’occupe de l’enfant et l’enfant : “index terms” for caregiver-child relationship problem) , ce que le personnel en charge de la classification a bien confirmé. Nous savions depuis toujours que l'aliénation parentale ne serait pas un diagnostic distinct, mais qu’elle est considérée et qu’elle est assurément affiliée comme étant un autre terme pour décrire le problème de la relation parent-enfant. L'aliénation parentale est donc dans la CIM-11 et reconnaît cette réalité. »

 

De même, Karen WOODALL, Psychothérapeute transgénérationnelle traitant l'aliénation parentale à Londres (Clinique – « The Family Separation Clinic » spécialisée contre l'aliénation parentale) qui est également en charge de l'Association Européenne des Praticiens traitant l'aliénation parentale : (EAPAP : www.eapap.eu) a déclaré également :

 

« L'O.M.S. reconnaît l'aliénation parentale.

Malgré les efforts des groupes idéologiques politiques pour l'empêcher, le 25 mai 2019, l'Organisation mondiale de la Santé a accepté la version actuelle de la CIM-11, qui contient en index le terme « aliénation parentale » en l'associant au code QE.52, à savoir : Problème de relation entre l'enfant et le parent...

L'OMS n'a donc pas cédé à la pression de la désinformation et celle des fausses nouvelles concernant l'aliénation parentale. N’étant plus présentée de manière erronée comme un outil pouvant être utilisé par des ex-conjoints abusifs lors d’une procédure de divorce ou de séparation, l’aliénation parentale est enfin reconnue comme étant un problème de santé mentale, ce qu'elle est réellement. »

 

Que feront alors tous ces groupes idéologiques et politiques, incluant des groupuscules ultra-féministes ou bien encore quelques olibrius, lorsque la prochaine étape apportera une reconnaissance officielle par sa présentation dans le futur manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-6) ou bien même, avant cela lors d'une révision de la version actuelle du DSM-5, guide pratique à destination des médecins et psychiatres faisant référence à l’échelle mondiale. Le DSM-5 date de mai 2013 (replaçant son prédécesseur, le DSM-4 qui datait de 1994 et qui fut révisé jusqu'en 2000) ?

 

De plus, il y a quelques années de cela, Hubert VAN GIJSEGHEM, Professeur de psychologie et expert judiciaire international, déclarait :

 

« Je suis un empiriste qui essaie d’appréhender la réalité à partir des études scientifiques les plus rigoureuses possibles. Ce qui n’est pas le cas des différents groupes de pression de quelque bord que ce soit et dont les opinions sont avant tout idéologiques, qui ne publient jamais rien dans des revues qui sont soumises à un jury de pairs, comme il est de coutume dans les milieux scientifiques.

Cela est tout aussi vrai d’ailleurs pour Richard GARDNER (NDLR : Psychiatre américain à l’origine du concept dans les années 1980 ayant eu une vie personnelle particulièrement licencieuse) qui publiait ses livres lui-même dans sa propre maison d’édition. C’était un psychiatre clinicien, non un scientifique. Il n’a jamais fait d’étude empirique. Ce qui renforce ceux qui veulent disqualifier cette théorie.

Sauf que tout ne repose pas sur cette seule personnalité. D’autres recherches ont eu lieu qui elles, présentent toutes les garanties scientifiques. Mais, on cherche à les dévaloriser en présentant leurs auteurs comme les « disciples de Gardner ».

En ce qui me concerne, je ne me sens pas un disciple de ce Monsieur, d’autant moins, d’ailleurs, que je ne reprends pas la définition qu’il avait élaborée et qui aboutit à mon avis à une impasse. Je m’appuie tant sur les autres auteurs qui ont eu une démarche empirique que sur mes propres travaux pour affirmer qu’on ne peut continuer à nier l’aliénation parentale.

Se comporter ainsi, ce serait comme continuer à affirmer que la terre est plate. »

 

N'oublions pas non plus que les attaques issues de ces groupes, de ces groupuscules ou de la part d’individus contestataires, l'enfant n’apparaît pour ainsi dire jamais au sein même de leurs diatribes.

Or, l'enfant est bel et bien la première victime de ces manipulations mentales et situations d’emprise psychique et l'abus psychologique subi est particulièrement grave et, dans les cas les plus graves, il apparaît comme pouvant être irréversible.

 

Rappelons aussi que, perdus dans leurs méandres sexistes, ces détracteurs omettent un point pourtant essentiel : L'aliénation parentale n'est pas une question de genre, ni de sexe.

 

Enfin, ces détracteurs n'ont aucune objectivité face à la réalité confortée par de plus en plus d'études scientifiques les plus rigoureuses qui soient. Ce qui n’est donc pas le cas de ces contestataires dont les opinions sont avant tout idéologiques, des contestataires qui ne publient jamais rien dans des revues spécialisées comme le souligne Hubert VAN GIJSEGHEM, qui plus est, soumises à un jury de pairs, comme il est coutume de le faire dans les milieux scientifiques.

Or, la science ne cesse d'avancer, de progresser et les publications renforcent, plus encore, année après année, la véracité et l'exactitude que représente, scientifiquement et cliniquement, l'aliénation parentale, ses conséquences et l'urgence de la combattre coûte que coûte.

 

François SCHEEFER

 

 

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LA VOIX DU NORD ET NORD ECLAIR - 26 ET 27 JUILLET 2019 : 

 

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LA VOIX DU NORD ET NORD ECLAIR - 11 ET 12 AOÛT 2019 : 

 

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DROIT DE RÉPONSE DEMANDÉ À LA VOIX DU NORD ET N.E. SUITE À L'ARTICLE DES 11 ET 12 AOÛT 2019 : 

 

Dans son édition du 10 et 11 août 2019, la Voix du Nord souligne : « Pour le CIVIFF (Collectif international Vaincre les injustices faites aux femmes) et le RIML (Réseau international des mères en luttes), l’aliénation parentale n’existe pas. »

 

Quoi de plus irrationnel et absurde ?

 

Comment peut-on déclarer que l'aliénation parentale n'existe pas alors que parallèlement l'Organisation Mondiale de la Santé a officiellement indexé l’aliénation parentale dans sa onzième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11), en l’associant au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant" ?

 

L'aliénation est donc bel et bien identifiée (puisque figurant à l'index) comme un synonyme ou un indice d'un diagnostic précis intitulé « problème de relation parent-enfant ».

 

Et c'est d'ailleurs ce même diagnostic que le DSM-5 (5ème version du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) datant de mai 2013, fait apparaître dans le chapitre consacré au « Problème relationnel Parent-Enfant ».

 

Ainsi, dans le DSM-5, plusieurs codifications correspondent à l'aliénation parentale (sans la citer nommément) : Le code "V995.51" : « Abus psychologique de l'enfant », le code "V61.29" ; « Enfant affecté par une relation parentale en détresse » et le code "V61.20" impliquant la surprotection parentale, la pression parentale excessive. Ces codes appartiennent tous au diagnostic "Problème relationnel parent-enfant".

 

On peut alors aisément comprendre pourquoi de nombreux professionnels, à commencer par William BERNET, psychiatre et Professeur participant activement aux travaux scientifiques et aux débats auprès des instances internationales, affirme assurément : « Même si les termes "aliénation parentale" ne figurent pas dans le DSM-5, plusieurs diagnostics peuvent être utilisés; je dirais même que l'«esprit» de l'aliénation parentale est dans le DSM-5. »

 

Alors oui, pour de tels détracteurs venant déclarer que l'aliénation parentale n'existe pas, venant nier les apports scientifiques qui ne cessent de s'amplifier, c'est afficher une effarante contrevérité et faire preuve d'ignorance, voire de bêtise...

Et que, perdus dans leurs méandres sexistes, ces détracteurs omettent un point pourtant essentiel : L'aliénation parentale n'est pas une question de genre, ni de sexe et frappe en tout premier lieu l'enfant, son équilibre psychoaffectif, ses fonctions psychiques, son avenir.

Laissons le dernier mot à Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. »

 

Bis

 

Au premier semestre 2019 : Suite au premier questionnaire JM2P qui fut publié au 4ème trimestre 2018, de nouveaux résultats qui parlent à nouveau d'eux-mêmes et soulèvent bien des questions. Découvrez ci-dessous les réponses apportées dans le second questionnaire réalisé début 2019...

 

L’aliénation parentale est un abus psychologique gravissime. Si elle affecte en premier lieu les enfants victimes, il n’en demeure pas moins vrai que les parents exclus, puis collatéralement les grands-parents exclus, victimes tout autant, payent également un lourd tribut face à cette situation à la fois insupportable et inhumaine.

En ce premier semestre 2019 marquant la septième année d’existence de l’association « J’aime mes 2 Parents » et pour faire suite à la précédente analyse de septembre 2018 principalement axée sur les procédures face à l’exclusion parentale qui s’installe, sur l’aide éventuelle des autorités pour y pallier et/ou sur l’absence de soutien de leur part sans omettre les conséquences directes observées chez les enfants, nous avons voulu, cette fois, axer ce second volet sur les parents faisant face à l’exclusion, face à l’aliénation parentale qui s’installe et sur les grands-parents collatéralement victimes, afin d’observer non seulement les effets sur ces adultes obligés de se battre pour tenter de faire respecter leurs légitimes droits, obligés de se battre pour chercher, coûte que coûte, à maintenir le lien avec leur(s) enfant(s) et obtenir justice au sens noble du terme, mais aussi les multiples dégâts occasionnés tant financièrement que psychologiquement, physiquement et socialement.

Des résultats à couper le souffle pour toutes et celles et tous ceux qui ne connaissent pas ou n’imaginent même pas les ravages engendrés par l’aliénation parentale.

Même si les séparations familiales de plus en plus conflictuelles demeurent encore à ce jour minoritaires (environ 15% à 18%), elles impliquent chaque année des milliers de victimes, des dizaines de milliers de victimes dont le nombre ne cesse d’augmenter tout comme le degré de violences subies et leurs terribles conséquences. Il suffit de comprendre que le système judiciaire doit être urgemment adapté à ces situations, à la fois, particulièrement inquiétantes et croissantes. 

Chaque victime de la séparation conflictuelle, qu’elle soit enfant ou adulte, doit être épaulée et suivie, chacune doit être accompagnée afin d’éviter autant que possible les dérapages pouvant rapidement dégénérer vers la catastrophe, qu’elle soit psychologique, physique et/ou sociale, voire la mort.

L’enjeu financier est terriblement présent.

Comment peut-on accepter de devoir dépenser des dizaines et des dizaines de milliers d’euros pour se battre afin de faire respecter les droits fondamentaux de l’enfant, mais aussi ceux des parents et des grands-parents injustement écartés, aliénés ?

Comment peut-on accepter de devoir dépenser des dizaines et des dizaines de milliers d’euros pour se battre afin de faire respecter les jugements rendus et exécutoires mais non-appliqués ?

Comment peut-on accepter que l’argent soit clairement devenu la priorité du système, au détriment de l’humain ?

Comment peut-on accepter d’être défendus par un certain nombre d’avocats (qui plus est ; pas vraiment formés pour faire face aux phénomènes d’exclusion et d’aliénation parentales) avides d’argent et pour qui plus le conflit grossit plus les rentrées d’argent sont juteuses ?

Tout cela ne relève pas, hélas, du sarcasme, mais ce n’est malheureusement que le triste reflet de la réalité et le quotidien enduré par des milliers, des dizaines, des centaines de milliers de victimes…

Dans des démocraties dites « civilisées » les situations d’exclusion parentale, d’aliénation parentale, voire de parentectomie (*) ne devraient plus exister et encore moins à une telle échelle. Rappelons-le, en France, un million d’enfants environ ne voient plus l’un de leurs deux parents ! (Certains spécialistes avancent même le chiffre de 1.500.000 enfants en France, pays des droits de l’homme, en 2015).

La France ne cherche visiblement pas à faciliter les enfants et les parents à maintenir le lien familial, puisque de nombreux éléments soulevés par les conventions internationales et/ou européennes ne sont visiblement pas appliqués à la lettre à commencer par :

L’article 9 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

L’article 18 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement ».

Et l’article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie familiale… ».

Et pourtant…

Il ne faut absolument pas perdre de vue les gigantesques coûts que la société doit supporter en conséquence de ces conflits particulièrement puissants et violents entraînant l’exclusion parentale, l’aliénation parentale, engendrant des situations si graves qu’elles affectent la santé morale, la santé physique et génèrent multiples problèmes sociaux compte tenu de multiples possibles dérives et déviances, des problèmes d’exclusion, d’isolement et de réelles tragédies. Les résultats de notre enquête menée auprès de nos adhérents et anciens adhérents le démontrent aisément.

Combien de dizaines de milliers d’enfants, mais aussi de parents et collatéralement de grands-parents développent des maladies psychosomatiques, mentales et physiques face au traumatisme de l’exclusion, de la rupture du lien « enfant-parent », « enfant-parent-grands-parents » ?

Combien de millions d’euros sont dépensés parce que les pouvoirs publics laissent les séparations conflictuelles, les phénomènes d’aliénation parentale qui en découlent, se développer, proliférer en toute quiétude et même en toute impunité pour le parent aliénant ?

Dans tous les cas, il s’agit de véritables « enlèvements parentaux » exercés dès lors que l’enfant et sa mère, ou l’enfant et son père n’ont plus la moindre possibilité d’accès et de communication dès que la barre des 3 mois est franchie.

Dans tous les cas, les conséquences psychiques définitives pour l’enfant sont à craindre, il en va de même pour le parent injustement victime d’exclusion et collatéralement les grands-parents tout autant évincés.

Et sur le plan physique il en va de même, avec le développement de maladies souvent déclenchées des suites de ce profond traumatisme d’exclusion, des souffrances endurées et des dérèglements psychiques (A titre d’exemples : Le stress, la dépression, les dépendances à l’alcool, au tabac, drogues, le repli sur soi, etc.).

L’immobilisme ne peut qu’à coup sûr développer davantage de victimes, davantage de malades et par conséquent davantage de coûts pour la société, au lieu de traiter, en amont, la prise en charge du conflit de la séparation, de le traiter le plus rapidement possible, d’éviter qu’il s’éternise tout comme la procédure encadrant la séparation et le divorce.

Une véritable prise en charge « médico-socio-juridique » des familles en grande souffrance est urgemment nécessaire à condition d’avoir, bien entendu, affaire aux bons interlocuteurs, à la fois professionnels et bien formés.

 

A ce jour, le coût social est également immense et ne peut qu’être plus colossal encore à l’avenir ! Car il ne cessera d’enfler si nous restons, en France, scotchés aux méthodes actuelles, cloisonnés entre corporations, où les honoraires passent avant l’humain, où les idées préconçues du passé demeurent vivaces et si les pouvoirs publics restent avant tout sclérosés et trop souvent immobilistes. 

Dans tout cela, n’y a-t-il pas là des pistes à creuser pour permettre des économies et redistribuer les montants épargnés vers les services compétents (Formation des personnels, augmentation du nombre des professionnels afin de permettre un travail plus sérieux et serein, développer une meilleure professionnalisation des intervenants,  pour travailler en pluridisciplinarité au traitement de la séparation et de divorce et limiter ainsi, autant que possible, les situations conflictuelles ?

Pour un sujet aussi grave que celui de l’autorité parentale « conjointe », de celui du droit à l’Enfant à vivre avec ses deux parents et d'entretenir régulièrement des relations personnelles avec eux, il ne peut pas, de toute évidence, exister plusieurs catégories de parents. Il ne peut plus exister des orphelins de mère, des orphelins de père, pour toutes et tous bel et bien vivants, parce que l’un des deux parents en a décidé ainsi, parce que d’autres peuvent les laisser tomber, parce que notre système judiciaire apparaît à bout de souffle, dépassé, déconnecté, noyé sous des tonnes de dossiers, mal informé et mal formé face à ces situations sérieuses engendrant tant de dégâts humains, de drames et de tragédies et manque cruellement de moyens financiers, humains et de formations adaptées.

Aujourd’hui, si rien n’est fait rapidement, si chacun et chacune laisse la situation se dégrader davantage et permettre aux conflits de la séparation parentale et du divorce de s’accentuer, de devenir plus violents encore, sacrifiant en premier lieu des milliers, des dizaines de milliers d’enfants,  quel sera alors l’avenir de la société, un avenir qui n’est déjà pas si simple à gérer ?

Ce nouveau questionnaire qui a été proposé aux adhérents et anciens adhérents de l’association « J’aime mes 2 parents » dont vous trouverez les résultats ci-dessous, aura permis à toutes celles et à tous ceux qui ont bien voulu y répondre d’apporter non seulement leur vécu reproduit par multiples graphiques, mais elles ont, ils ont, pu mettre des mots à leurs difficultés, leurs souffrances, leurs maux, qu'ils soient physiques, psychologiques ou émotionnels, y compris leurs difficultés, leurs galères, d’ordre social et/ou financier.

 

Que ce travail réalisé puisse permettre de « réveiller » plus encore celles et ceux qui prennent  et qui prendront enfin conscience de l’urgence d’agir.

Que ce travail puisse également éclairer la Commission des violences intra-familiales (35 Députés de France) que l’association « J’aime mes 2 Parents » doit rencontrer lors de  son audition prévue en février 2019 à l’Assemblée Nationale.

Merci à celles et à ceux qui ont bien voulu répondre au questionnaire. Leurs réponses sont d’ores et déjà précieuses pour faire avancer notre juste cause, votre juste cause, et avant tout, celle de nos enfants, mais aussi l’avenir de la société.

François SCHEEFER

Pour en savoir plus et prendre connaissance des résultats de cette enquête, cliquez sur ce fichier :  Questionnaire n 2 resultats association jm2p fevrier 2019Questionnaire n 2 resultats association jm2p fevrier 2019 (6.48 Mo)

 

(*) : Pour éviter les malentendus et la méconnaissance, un certain nombre de professionnels Nord-américains et anglo-saxons ont pris la décision d'employer l'expression « Parentectomie » plutôt que celle de l'« aliénation parentale ». Plus de doute dans ce cas, on comprend aisément qu'il s'agit là de la coupure caractérisée, voire de l'ablation, du contact entre l'enfant et son parent.  L'image chirurgicale peut être rude mais elle exprime bien la nette coupure du lien entre l'enfant et l'un de ses parents, une séparation nette et brutale orchestrée par l'autre parent.

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A suivre...

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