A la UNE ce semestre (2019 - ....)

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Au cours de chaque semestre, l'un(e) ou l'autre des membres du Conseil d'administration de l'association traitera une information qui nous paraît essentielle de faire connaître et à diffuser le plus largement possible et ainsi de lui donner toute sa place à la "Une du semestre", à compter de 2019.

Au cours de chaque trimestre, l'un(e) ou l'autre des membres du Conseil d'administration de l'association traitera une information qui nous paraît essentielle de faire connaître et à diffuser le plus largement possible et ainsi de lui donner toute sa place à la "Une du trimestre".
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Au second semestre 2020 : Suite à l'enquête menée auprès des adhérent(e)s et leur(s) expériences avec les travailleurs sociaux.

Si les travailleurs sociaux œuvrent globalement dans le domaine de l'action sociale au sens large, nous nous sommes attachés à celles et ceux qui touchent de près les personnes généralement victimes de séparations particulièrement conflictuelles, qu’elles soient hommes ou femmes et qui, de plus, pour le plus grand nombre, doivent faire face à des situations d’exclusion parentale de la part de leurs enfants (et parfois de leurs petits-enfants), compte tenu de réels et sérieux phénomènes de manipulations psychologiques et d’emprise mentale exercées par l’autre parent, visant ainsi à démolir autant que possible la relation avec leurs enfants ou sinon, à minima, afin de régler des comptes et de se venger de la séparation du couple qui n’a jamais été acceptée.

Ainsi, les travailleurs sociaux rencontrés à multiples niveaux de la procédure ou des procédures afin de faire respecter et appliquer le principe de coparentalité, réaffirmé par la loi du 4 mars 2002 relative à l'autorité parentale, n’ont visiblement pas apporté l’aide, le soutien et le professionnalisme attendus :

Dans le cadre d’une demande directe de la part des personnes en difficultés (Centres communaux d’action sociale, aide sociale à l’enfance,…), dans le cadre d’une médiation, ou bien encore dans le cadre d’une enquête sociale ordonnée par le Juge (JAF) et celui d’une mesure d’AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert) ordonnée par le Juge des Enfants, mais aussi, lors des droits de visite médiatisés prononcés par le Juge aux Affaires Familiales.

A travers les résultats de cette enquête, un nombre assez important de dysfonctionnements a été rapporté, des lacunes et des manquements relatés par celles et ceux qui ont bien voulu y répondre. Certains manquements ou sérieuses lacunes ont même fait l’objet de plaintes auprès des Présidents de Département (Organe chapeautant une bonne part des travailleurs sociaux impliqués).

Si la violence physique est généralement facilement visible et généralement condamnée par notre société, la violence psychologique, ou morale, est largement moins visible et beaucoup plus insidieuse dans ses effets négatifs et dévastateurs.

De par une certaine forme d’invisibilité (tout particulièrement pour Monsieur & Madame tout le monde) et la difficulté à la démontrer (Sans l’appui des experts et professionnels), notre société a tendance à oublier cette forme terrible de violence, à l’occulter même et ne prend pas les moyens pour y remédier et même la condamner, laissant ainsi de nombreux enfants face à leurs souffrances, leurs blessures, leur perte de faculté de libre arbitre et endommageant gravement leur équilibre psychoaffectif, pouvant alors entraîner de terribles conséquences sur eux-mêmes (Développement de dérives et de déviances pouvant aller jusqu’au suicide dans les cas les plus graves)

Or, justement, de nombreux travailleurs sociaux ont tendance à passer, tout comme Monsieur & Madame tout le monde, à côté de ces souffrances liées à de tels abus psychologiques que représentent la manipulation, le chantage, l’emprise et leurs chapelets de mesures ignobles pour développer alors une indéniable aliénation parentale pouvant même s’avérer particulièrement sévère.

Il est donc capital que les travailleurs sociaux, à qui est confiée une mission dans le cadre de séparations parentales ultra-conflictuelles, aient une formation adéquate, qu’ils soient préparés à des situations « hors normes » même si celles-ci restent minimes (Environ 20% de séparations ultra-conflictuelles sur l’ensemble des séparations parentales à ce jour, contre une dizaine de % il y a une douzaine d’années), mais celles-ci ne cessent d’augmenter de façon affolante. La formation doit donc être menée dès le cursus universitaire.

De même, l’immense importance de la réactualisation des connaissances et des pratiques, sur les formations continues indispensables, les manques de moyens humains et financiers, le nombre trop important de dossiers à gérer en même temps et par conséquent le manque de temps pour suivre les dossiers et les enquêtes, doivent être sérieusement pris en compte.

Le manque de temps est souvent le pire ennemi d’un travail attendu, net et sans bavure, complet et impartial, circonstancié et compétent ! 

Il y a beaucoup à faire et les travailleurs sociaux devraient se poser la question, en toute honnêteté, à savoir s’ils se sentent effectivement capables de gérer les missions confiées face à la séparation ultra-conflictuelle, face à des situations d’aliénation parentale, facteurs de drames et de souffrances devenant insoutenables, en ont-ils les moyens et les compétences ? Si la réponse est non, qu’ils soient honnêtes avec leur hiérarchie et qu’ils demandent le soutien de professionnels de ces questions.

Car leur manque de connaissances, de maladresses, leur manque d’empathie face à de telles victimes peuvent tout autant s’avérer catastrophiques.

« Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fasse. » : Les travailleurs sociaux ne devraient jamais l’oublier…

François SCHEEFER

 

Pour en savoir plus et prendre connaissance de l'ensemble des résultats de l'enquête qui inclut également l'expérience vécue lors de l'expertise psychologique et/ou psychiatrique, cliquez sur le lien ci-contre : Questionnaire n 7 experiences avec les travailleurs sociauxQuestionnaire n 7 experiences avec les travailleurs sociaux (14.76 Mo)

 

N.B. : Les personnes ayant répondu au questionnaire se trouvent souvent en situation de difficulté importante où l’aliénation parentale s’installe, où sinon elle est déjà installée ou bien encore lorsque l’autre parent refuse d’appliquer toute notion de coparentalité et va même jusqu’à violer les jugements exécutoires rendus, au mépris des enfants, au mépris de l’autre parent et de la justice elle-même.

Les travailleurs sociaux généralement rencontrés travaillent dans plusieurs domaines possibles :

 Dans le cadre d’une demande directe de la part des personnes en difficultés (Centres communaux d’action sociale, aide sociale à l’enfance,…),

‚ Dans le cadre d’une médiation,

ƒ Dans le cadre d’une enquête sociale ordonnée par le Juge (JAF),

„ Dans le cadre d’une mesure d’AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert) ordonnée par le Juge des Enfants,

… Lors des droits de visite médiatisés prononcés le Juge aux Affaires Familiales.

 

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Au premier semestre 2020 : Des méthodes pour lutter contre l’exclusion et l’aliénation parentale. La France devrait s’en inspirer (Exemple de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne)…, plutôt que de se complaire dans un insupportable immobilisme, préférant sacrifier enfants et familles ! Cela suffit !

 

Dans les ruptures familiales, les enfants, quel que soit leur âge, doivent malgré tout se séparer de leur père, et de leur mère, alternativement, selon l’organisation des droits de visite et d’hébergement ou de la résidence alternée, mais irrémédiablement.

Il n’empêche que le lien doit être maintenu et même si physiquement les enfants ne se retrouvent que plus ou moins rarement en présence de leurs deux parents (tout du moins ne vivant plus avec les deux parents sous le même toit). Mais les séparations conflictuelles de plus en plus nombreuses tendent à malmener et même à détruire le lien entre un parent et ses enfants parce que l’autre parent en a décidé ainsi sans se soucier un seul instant du bien-être et de l’équilibre psychoaffectif des enfants soudainement devenus, inhumainement et même souvent illégalement, orphelins de mère ou de père (Alors que leurs parents injustement éradiqués sont bel et bien en vie).

Face à ces situations d’exclusion parentale, d’aliénation parentale, représentant de terribles abus psychologiques, à commencer sur les enfants devenus otages, compte tenu de l’emprise mentale subie, des manipulations psychologiques et chantages exercés sur eux, la justice française apparaît clairement inactive le plus souvent, incohérente et démontre trop souvent un manque évident de professionnalisme de la part de ses acteurs (Par manque de moyens et de formations, d’incohérence et de courage) mais aussi par manque de volonté à agir, contrairement à d’autres pays à travers le monde, y compris en Europe.

Ainsi, la France et son système judiciaire ne cherchent même pas à comprendre le fonctionnement d’autres modèles européens…  

 

Par exemple, le « modèle de Cochem »  est apparu comme étant une solution qui a fait ses preuves en Allemagne pour résoudre les conflits d'après séparation et divorce autour de la question des enfants.

Cette pratique pluridisciplinaire initiée par un Juge de l'arrondissement judiciaire de Cochem, en Allemagne, depuis le début des années 90, lorsque la séparation conflictuelle s’installe, s'appuie sur la primauté du bien-être de l'enfant.

Ainsi, tous les professionnels impliqués (juges, avocats, travailleurs sociaux, experts, médiateurs,…) s'organisent pour déjouer au plus vite les risques possibles d'un conflit qui s'emballe, dérape et dégénère…

Par conséquent, les parents ont alors l'obligation d'organiser ensemble la prise en charge des enfants et se voient ordonner une médiation (Celle-ci ne se déroule pas du tout comme en France - généralement stérile compte tenu du conflit installé -. Là, il s’agit d’un travail pluridisciplinaire et obligatoire traité au plus vite, sans perte de temps) s'ils n'y parviennent pas sans aide extérieure. Ce modèle apparaît très performant et permet de diminuer considérablement la souffrance des enfants ainsi que les sentiments de frustration et d'impuissance que vivent les professionnels devant intervenir dans des séparations hautement conflictuelles.

Le « modèle de Cochem » a donc été mis en place à compter de 1991, en Allemagne, dans la ville du même nom, celle de Cochem, située en Rhénanie-Palatinat, au cœur de la Moselle germanique, non loin de la France (Ville qui a donc donné son nom à ce modèle), en impliquant les services sociaux autant que la justice, a donné des idées à tout le pays.

La Première volonté de ce modèle est de réduire la durée de la procédure de séparation et/ou de divorce. Celle-ci traînait pendant un an ou plus avant d’aboutir vers de premières décisions, au risque d’aggraver les conflits. Pour les enfants, cela représentait une éternité sans savoir à quoi ressemblerait leur vie après le divorce parental et une source supplémentaire de conflits, de drames et de souffrances, accentués par des parents de plus en plus en guerre où l’escalade de la violence morale et même physique pouvait prendre le pas et créer des risques énormes d’exclusion, d’aliénation parentale.

Le « modèle de Cochem » a donc imposé que la convocation devant les tribunaux se fasse dans le mois qui suit la demande de divorce. Toutes les parties sont convoquées. Avant la séance, les services sociaux ont déjà pris contact avec la famille pour évaluer la situation et tenter d’éviter toutes les situations explosives qui pourraient découler quand les procédures s’étendent en longueur et les pertes de temps s’accumulent.

La seconde mesure mise en place repose sur la coopération interdisciplinaire. Avant la mise en place du « modèle de Cochem », chacun travaillait dans son coin, avec peu de communication si ce n’est la restitution de rapports ou d’expertises. Ainsi, le « modèle de Cochem » implique le regroupement obligatoire de tous les acteurs qui agissent en cas de divorce : Les services sociaux, les centres de conseil, les centres de médiation, les experts, les cliniciens (lorsqu’ils sont impliqués), les avocats et les juges. Tout le monde a donc dû apprendre à échanger leur expérience et leur savoir.

Il est donc important, que chaque profession s’enrichisse de l’expérience de l’autre. (Les deux parents et les enfants sont également associés et accompagnés.).

Cette pratique de concertation interdisciplinaire s’est répandue petit à petit dans toute l’Allemagne. Dans 75% des tribunaux allemands, le « modèle de Cochem » a été adopté ces dernières années - Berlin, la capitale, en tête.

En impliquant toutes les parties les parents se trouvent inévitablement face à leurs responsabilités de parents. En cas de divorce, c’est donc aux parents de trouver une solution avec l’aide des équipes de professionnels. A la fin, il n’y a donc plus ni un gagnant, ni un perdant.

La situation se détend considérablement. De plus, il apparaît que les enfants assument beaucoup plus facilement le divorce des parents quand ce sont effectivement leurs parents qui trouvent une solution ou les solutions (Avec l’aide des professionnels oeuvrant en concertation interdisciplinaire.

Il faut alors que les deux parents autorisent le modèle trouvé et soulagent ainsi leurs enfants émotionnellement, au lieu de les impliquer dans le conflit, de les manipuler et mettre en place de terribles forces d’emprise psychologique auxquelles s’ajoutent tant de chantages, de ressentiments, d’aversion et de haine dans les cas les plus graves.

Du côté de la Grande-Bretagne, celle-ci a mis en place des mesures, mises tout d'abord à l'essai depuis le printemps 2018, afin d'éviter les manipulations infligées à l'enfant liées à l'aliénation parentale pouvant, dès lors, entraîner la perte permanente du contact entre le parent injustement décrié par l'autre parent et l'enfant.

Ainsi, les parents qui se séparent ou divorcent peuvent perdre le droit d'être en relation avec leurs enfants s'ils essaient sans relâche de les manipuler et de les retourner contre l'autre parent. Dans ce cas, tout parent qui manipule l'enfant, exerçant une réelle emprise psychologique dont le but ultime est de persuader l'enfant d'exclure définitivement l'autre parent de sa vie, se verra sanctionné.

Cette nouvelle approche donne d'abord aux parents aliénants la possibilité de changer leur comportement à l'aide d'une thérapie intense et des évaluations qui s'ensuivront sur une période plus ou moins longue. Les parents aliénants qui ne répondent pas à cette thérapie ou refusent de la suivre ne seront plus autorisés à vivre avec leurs enfants. Le contact entre le parent aliénant et l'enfant pourra alors être restreint ou même refusé pendant plusieurs mois. Dans les cas les plus extrêmes, le parent aliénant sera définitivement banni de tout contact avec l'enfant.

Sarah Parsons, Directrice-adjointe de la Cafcass (Service national de conseil et de soutien aux enfants et aux familles, un service d'Etat indépendant des tribunaux, des services sociaux, des autorités de l'éducation et de la santé) le précise : "Nous reconnaissons de plus en plus que l'aliénation parentale est un phénomène qui ne cesse de progresser et le nombre de cas croissant sans cesse nous a permis de réaliser qu'il est absolument vital que nous prenions l'initiative de lutter efficacement contre les méfaits de l'aliénation parentale. Cette nouvelle approche est sans doute révolutionnaire, mais devenue indispensable."

Ces nouvelles mesures mises à l'essai depuis un an environ sont largement encouragées puisque les juges britanniques reconnaissent de plus en plus le phénomène d'aliénation parentale et ses conséquences dévastatrices. Certains d'entre eux ont déjà été contraints de transférer la résidence de l'enfant pour rétablir une relation entre l'enfant et un parent aliéné. Ils reconnaissent de plus en plus que l'aliénation parentale est extrêmement nuisible, dangereuse et s'apparente bel et bien à un abus psychologique grave.

"En Grande-Bretagne, nous avons récemment pris une position beaucoup plus claire relative à l'aliénation parentale et ses mécanismes, aussi nous voulons envoyer un message très clair et fort, car cet abus psychologique doit être combattu et contenu au plus vite." Sarah Parsons, Directrice-adjointe de la Cafcass.

Autres lieux, autres procédés de lutte contre l’aliénation et l’exclusion parentales :

Conformément aux lois en vigueur, aux États-Unis et au Canada, des «coordonnateurs des parents» sont ordonnés et supervisés par les tribunaux pour aider à rétablir les relations entre les parents et les enfants identifiés comme étant aliénés.

L’aliénation parentale étant un abus (psychologique), la non-représentation d’enfant étant un délit, le Brésil puis le Mexique et l’Argentine, puis ensuite en Europe, et plus particulièrement aux Pays-Bas (depuis 2018), l'aliénation parentale est devenue un acte criminel, jugé comme tel devant les tribunaux correctionnels.

Dans la lutte contre l'aliénation parentale, l'Europe avance également : La Roumanie espère légiférer d'ici peu (La reconnaissance a déjà été établie par les professionnels de la santé et de la justice), la Croatie, la République Tchèque, le Portugal, l'Espagne, l'Italie,..., avancent également.

Dans des démocraties dites « civilisées » les situations d’exclusion parentale, d’aliénation parentale, ne devraient plus exister et encore moins à une telle échelle (On approche aujourd’hui, inexorablement, des 20% de séparations hautement conflictuelles en France). Rappelons-le, en France, un million d’enfants environ ne voient plus l’un de leurs deux parents ! (Certains spécialistes avancent même le chiffre de 1.500.000 enfants en France, pays des droits de l’homme, en 2015).

La France ne cherche donc visiblement pas à faciliter les enfants et les parents à maintenir le lien familial, puisque de nombreux éléments soulevés par les conventions internationales et/ou européennes ne sont visiblement pas appliqués à la lettre à commencer par :

L’article 9 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

L’article 18 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement ».

Et l’article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie familiale… ».

Mais de plus, la France n’a toujours pas ratifié la "Convention sur les relations personnelles concernant les enfants" (Traité n°192) pourtant conclue à Strasbourg depuis le 15 mai 2003 au Parlement Européen.

En effet, pour faciliter les enfants et les parents à maintenir le lien familial, le Conseil de l'Europe a mis en place cette "Convention sur les relations personnelles concernant les enfants" pour faciliter l'exercice et la protection des relations personnelles des enfants, ainsi que ses éventuelles restrictions. Cette Convention permet de réglementer et d'assurer le maintien des relations familiales visant l'intérêt supérieur de l'enfant.

Cette Convention représente un outil important permettant de renforcer et faire également appliquer l'article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie familiale… » et l'article 9 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ». 

Alors, qu’attend la France pour agir ?

Qu’attend la France pour réformer son système judiciaire afin de lutter contre de tels abus psychologiques ?

Qu’attend la France pour former les juges, les avocats, les experts, les thérapeutes et les personnels sociaux et leur permettre ainsi de lutter efficacement contre l’aliénation et l’exclusion parentales ?

Qu’attend le législateur pour apporter les compléments essentiels à la loi du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale afin de lutter contre l’aliénation parentale ?

Qu’attend la France pour prendre exemple sur nos pays voisins qui, quant à eux, agissent ?

Qu’attend la Ministre de la Justice pour informer l’ensemble des Magistrats de France que l’O.M.S. a validé la nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11 en français, ICD-11 en anglais) fin mai 2019, incluant l’aliénation parentale dans son Index en l’associant au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant" (La CIM-11 sera mise en vigueur le 1er janvier 2022). Celle-ci ne s’était pas gênée de les informer, à tort, le 12 juillet 2018, sur le site « intranet » de la direction des affaires civiles et du sceau du Ministère de la Justice du caractère controversé et non reconnu de l’aliénation parentale (y apposant le terme « syndrome » qui, lui, n’est pas reconnu).

A ce jour encore, trop peu de magistrats et d’experts Français ont, à ce jour, le courage de dénoncer et de lutter contre l’aliénation parentale. Cela doit changer au plus vite.

Ces violences psychologiques graves que représente l’aliénation parentale doivent faire partie de « la mobilisation de l’ensemble de la société pour que la lutte contre ces violences devienne un enjeu de société et un combat prioritaire pour les années 2020. »

Comme le souligne le Secrétaire d’Etat, Adrien TAQUET : « S’attaquer aux violences faites aux enfants n’est pas seulement une urgence au regard de la situation actuelle, c’est un impératif pour que la France soit à la hauteur de ce que nous entendons collectivement représenter en tant que pays. »

La lutte contre l’aliénation parentale, abus psychologique grave, et ses terribles conséquences doivent impérativement faire partie de ce combat.

François SCHEEFER

 

N.B. : En 2019, le gouvernement a su adopter des décisions et mettre en place des mesures radicales afin de poursuivre les « mauvais payeurs » de pension alimentaire… !

Aujourd’hui, il est donc plus flagrant encore de voir à quel point le traitement des non-paiements de pension alimentaire et celui des non-représentations d’enfant (Tous deux étant légalement considéré comme un délit de même catégorie) ne sont pas du tout gérés de la même manière par les autorités, la justice. Les non-représentations d’enfant sont bien trop souvent et anormalement écartées, même classées sans suite, voire traitées avec une lenteur inacceptable, d’où l’injustice énorme ressentie. Cette effarante situation pousse même certains parents à ne plus payer la pension alimentaire puisque leurs droits de parents ne sont pas appliqués. Faire comprendre aux parents qui ne payent plus la pension alimentaire qu’il s’agit, bel et bien, d’un fait grave et nuit, non pas prioritairement à l’autre parent, mais à l’enfant lui-même, n’est pas évident puisque, dans le même temps, le délit de non-représentation d’enfant auquel viennent souvent s’associer des situations d’aliénation parentale est totalement méprisé... !

Terrible incompréhension, terrible mépris, terrible affront, terrible injustice !

 

Agir 7

 

Au second semestre 2019 : L’Organisation Mondiale de la Santé a définitivement validé la onzième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11). En indexant l’aliénation parentale au sein de la CIM-11, l’O.M.S. renvoie celle-ci au problème de santé mentale se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant".

 

Les États membres de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) ont définitivement adopté le 25 mai 2019 la onzième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11) qui fut proposée le 18 juin 2018. Elle entrera internationalement en vigueur dès le 1er janvier 2022.

 

Cette décision définitive de l’O.M.S., validant la nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11 en français, ICD-11 en anglais), inclut l’aliénation parentale dans son Index en l’associant au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant".

L’O.M.S. souligne elle-même que « la CIM-11 a été actualisée et adaptée aux réalités du XXIème siècle et tient compte des principales avancées de la science et de la médecine et les États Membres ont noté que la CIM-11 a été établie de manière transparente et sur la base de la collaboration. »

 

Chacune et chacun doit donc prendre ses responsabilités et œuvrer, ensemble, afin que l’aliénation parentale exercée lors des séparations dites « hautement conflictuelles » venant affecter la vie de l’enfant et son équilibre psychoaffectif mais aussi les abus psychologiques majeurs subis en cas d’emprise et de manipulations mentales exercées par l’un des deux parents dans le but de tout mettre en œuvre pour s’approprier l’enfant et « dégager », coûte que coûte, l’autre parent et même sa famille, de la vie de l’enfant, ne puissent plus se poursuivre ni davantage se reproduire.

 

Celles et ceux qui ont tenté, en vain, de contester cette décision  oublient deux fondamentaux :

 

1° : L’aliénation parentale affecte en tout premier lieu l’enfant manipulé psychologiquement et soumis à une emprise mentale insoutenable.

 

2° : Les adultes manipulateurs et aliénants, aspirés, aveuglés, submergés, par l’infernale spirale de la séparation ultra-conflictuelle, sont aussi bien des hommes que des femmes. L’aliénation parentale n’est ni une question de genre ou de sexe et elle affecte autant des familles maternelles que paternelles (parents, grands-parents et autres membres familiaux).

 

Malgré cela, il existe des contestataires, passant outre ces fondamentaux, qui oublient la triste réalité vécue par des millions d’enfants et de familles…

 

Si dans certains domaines la France peut briller et se placer à l'avant-garde, y compris sur le plan international, elle peut néanmoins se révéler rétrograde sur d'autres.

 

Il en fut ainsi lorsque moult scientifiques internationaux cherchèrent à valider ce qui fut baptisé populairement l'autisme.

C'est en 1911 que le terme autisme fut introduit par un psychiatre d'origine Suisse. Ce n'est qu'en 1980 que l'autisme, ou plus généralement « les troubles du spectre de l'autisme », est enfin introduit au sein du DSM (Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Il s'agissait alors du DSM-3. Et pourtant, en France, l'autisme, malgré les études publiées, les démonstrations scientifiques établies et rédigées, demeurent apocryphes, douteuses, suspectes et surtout critiquées amèrement par des groupes contestataires n'apportant aucune preuve de leurs accusations, aucune preuve conforme aux exigences d'objectivité, de méthode, de précision de la science. Et c'est ainsi, que bien après de nombreux pays à travers le monde, la France n'a seulement reconnu l'autisme comme handicap qu'à partir de 1996 ! Et aujourd'hui encore, le traitement de ce handicap reste très en retard et piétine encore beaucoup trop en comparaison de ce qui se passe chez nos pays voisins...

 

Après la bataille pour la reconnaissance de l'autisme, peut-être faudra-t-il envisager celle de l'aliénation parentale, même si les deux causes sont très différentes.

 

En effet, là encore, même si les avancées scientifiques ont permis à l'O.M.S. d'indexer l'aliénation parentale au sein de sa nouvelle classification internationale des maladies (CIM-11), des groupes idéologiques et politiques, incluant des groupuscules ultra-féministes, n'ont cessé de se battre pour empêcher la version définitive de la CIM-11 et surtout y inscrire le terme « aliénation parentale ». Or, pour l'O.M.S., associer l'aliénation parentale au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant" n'est plus discutable devant les multiples apports et preuves scientifiques venues du monde entier et cette Organisation n’a donc pas cédé à la pression, ni aux vagues de désinformation et de fausses nouvelles relatives à l'aliénation parentale. L’aliénation parentale peut être bel et bien considérée comme étant un problème de santé mentale et cette reconnaissance est évidente. Et rappelons-le encore, l'O.M.S. a tenu à souligner que : « Cette nouvelle classification a été établie et validée de manière transparente et sur la base de la collaboration internationale. »

 

Mais qu’entend-on par « indexer » ? Comme le précise clairement l’Encyclopédie Universalis :

 

« Étymologiquement, indexer signifie montrer du doigt quelque chose qu'on veut identifier (*) à telle ou telle fin. À l'époque moderne, on désigne par ce mot l'action d'identifier tel ou tel aspect significatif de document quelle qu'en soit la nature de façon que cet aspect ou ces aspects servent de clés quand on aura besoin, plus tard, de le rechercher au sein d'une mémoire. » 

 

(*) :  Préciser la nature de quelque chose, reconnaître la nature de…

 

Tout est pourtant bien clair !

 

L'association JM2P a tissé de nombreux liens hors des frontières de la France et le travail mené reflète bien entendu ce qui fait consensus auprès des chercheurs, scientifiques et cliniciens internationaux avec lesquels de nombreuses recherches et même des publications ont été réalisées et bel et bien garanties scientifiquement, conscients des situations que se jouent face à l'aliénation parentale et des pathologies qui peuvent en découler.

 

Ainsi, l'éminent psychiatre et Professeur, William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (Etats Unis) a travaillé auprès des instances se rapportant à la CIM-11, mais également auprès des celles du DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual = Manuel Américain de Définition et de Classification des maladies et troubles psychiatriques, le DSM-5 pour être précis, étant paru le 18 mai 2013).

Il est également Président du « Parental Alienation Study Group, Inc. » (Abréviation : PASG - www.pasg.info) - Groupe d'étude sur l'aliénation parentale -, organisme international sans but lucratif qui compte plus de 500 professionnels de la santé mentale et des professionnels du droit en provenance de plus de 50 pays à travers le monde, a déclaré, suite à la publication de la CIM-11 par l’O.M.S. : 

 

« La CIM-11 inclut l'aliénation parentale. De nombreux membres du PASG ont contribué à cette reconnaissance. POUR LA PREMIÈRE FOIS, le terme « aliénation parentale » est effectivement inclus dans la nouvelle classification (Index).

 

L'aliénation parentale n'est pas un diagnostic distinct de la CIM-11, mais elle est considérée comme un synonyme ou comme un indice du diagnostic précis, intitulé « problème de relation parent-enfant » (Ayant pour référence : QE52.0) et figure clairement dans l’index de la CIM-11.

Les termes «aliénation parentale» (parental alienation) et «exclusion parentale» (parental estrangement) sont pleinement reconnus puisqu’ils figurent dans l'Index de la série de trois volumes de la CIM 11.

Les deux termes amènent le lecteur à poser le diagnostic de problème de relation entre le parent et l'enfant (celui qui s’occupe de l’enfant et l’enfant : “index terms” for caregiver-child relationship problem) , ce que le personnel en charge de la classification a bien confirmé. Nous savions depuis toujours que l'aliénation parentale ne serait pas un diagnostic distinct, mais qu’elle est considérée et qu’elle est assurément affiliée comme étant un autre terme pour décrire le problème de la relation parent-enfant. L'aliénation parentale est donc dans la CIM-11 et reconnaît cette réalité. »

 

De même, Karen WOODALL, Psychothérapeute transgénérationnelle traitant l'aliénation parentale à Londres (Clinique – « The Family Separation Clinic » spécialisée contre l'aliénation parentale) qui est également en charge de l'Association Européenne des Praticiens traitant l'aliénation parentale : (EAPAP : www.eapap.eu) a déclaré également :

 

« L'O.M.S. reconnaît l'aliénation parentale.

Malgré les efforts des groupes idéologiques politiques pour l'empêcher, le 25 mai 2019, l'Organisation mondiale de la Santé a accepté la version actuelle de la CIM-11, qui contient en index le terme « aliénation parentale » en l'associant au code QE.52, à savoir : Problème de relation entre l'enfant et le parent...

L'OMS n'a donc pas cédé à la pression de la désinformation et celle des fausses nouvelles concernant l'aliénation parentale. N’étant plus présentée de manière erronée comme un outil pouvant être utilisé par des ex-conjoints abusifs lors d’une procédure de divorce ou de séparation, l’aliénation parentale est enfin reconnue comme étant un problème de santé mentale, ce qu'elle est réellement. »

 

Que feront alors tous ces groupes idéologiques et politiques, incluant des groupuscules ultra-féministes ou bien encore quelques olibrius, lorsque la prochaine étape apportera une reconnaissance officielle par sa présentation dans le futur manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-6) ou bien même, avant cela lors d'une révision de la version actuelle du DSM-5, guide pratique à destination des médecins et psychiatres faisant référence à l’échelle mondiale. Le DSM-5 date de mai 2013 (replaçant son prédécesseur, le DSM-4 qui datait de 1994 et qui fut révisé jusqu'en 2000) ?

 

De plus, il y a quelques années de cela, Hubert VAN GIJSEGHEM, Professeur de psychologie et expert judiciaire international, déclarait :

 

« Je suis un empiriste qui essaie d’appréhender la réalité à partir des études scientifiques les plus rigoureuses possibles. Ce qui n’est pas le cas des différents groupes de pression de quelque bord que ce soit et dont les opinions sont avant tout idéologiques, qui ne publient jamais rien dans des revues qui sont soumises à un jury de pairs, comme il est de coutume dans les milieux scientifiques.

Cela est tout aussi vrai d’ailleurs pour Richard GARDNER (NDLR : Psychiatre américain à l’origine du concept dans les années 1980 ayant eu une vie personnelle particulièrement licencieuse) qui publiait ses livres lui-même dans sa propre maison d’édition. C’était un psychiatre clinicien, non un scientifique. Il n’a jamais fait d’étude empirique. Ce qui renforce ceux qui veulent disqualifier cette théorie.

Sauf que tout ne repose pas sur cette seule personnalité. D’autres recherches ont eu lieu qui elles, présentent toutes les garanties scientifiques. Mais, on cherche à les dévaloriser en présentant leurs auteurs comme les « disciples de Gardner ».

En ce qui me concerne, je ne me sens pas un disciple de ce Monsieur, d’autant moins, d’ailleurs, que je ne reprends pas la définition qu’il avait élaborée et qui aboutit à mon avis à une impasse. Je m’appuie tant sur les autres auteurs qui ont eu une démarche empirique que sur mes propres travaux pour affirmer qu’on ne peut continuer à nier l’aliénation parentale.

Se comporter ainsi, ce serait comme continuer à affirmer que la terre est plate. »

 

N'oublions pas non plus que les attaques issues de ces groupes, de ces groupuscules ou de la part d’individus contestataires, l'enfant n’apparaît pour ainsi dire jamais au sein même de leurs diatribes.

Or, l'enfant est bel et bien la première victime de ces manipulations mentales et situations d’emprise psychique et l'abus psychologique subi est particulièrement grave et, dans les cas les plus graves, il apparaît comme pouvant être irréversible.

 

Rappelons aussi que, perdus dans leurs méandres sexistes, ces détracteurs omettent un point pourtant essentiel : L'aliénation parentale n'est pas une question de genre, ni de sexe.

 

Enfin, ces détracteurs n'ont aucune objectivité face à la réalité confortée par de plus en plus d'études scientifiques les plus rigoureuses qui soient. Ce qui n’est donc pas le cas de ces contestataires dont les opinions sont avant tout idéologiques, des contestataires qui ne publient jamais rien dans des revues spécialisées comme le souligne Hubert VAN GIJSEGHEM, qui plus est, soumises à un jury de pairs, comme il est coutume de le faire dans les milieux scientifiques.

Or, la science ne cesse d'avancer, de progresser et les publications renforcent, plus encore, année après année, la véracité et l'exactitude que représente, scientifiquement et cliniquement, l'aliénation parentale, ses conséquences et l'urgence de la combattre coûte que coûte.

 

François SCHEEFER

 

 

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LA VOIX DU NORD ET NORD ECLAIR - 26 ET 27 JUILLET 2019 : 

 

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LA VOIX DU NORD ET NORD ECLAIR - 11 ET 12 AOÛT 2019 : 

 

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DROIT DE RÉPONSE DEMANDÉ À LA VOIX DU NORD ET N.E. SUITE À L'ARTICLE DES 11 ET 12 AOÛT 2019 : 

 

Dans son édition du 10 et 11 août 2019, la Voix du Nord souligne : « Pour le CIVIFF (Collectif international Vaincre les injustices faites aux femmes) et le RIML (Réseau international des mères en luttes), l’aliénation parentale n’existe pas. »

 

Quoi de plus irrationnel et absurde ?

 

Comment peut-on déclarer que l'aliénation parentale n'existe pas alors que parallèlement l'Organisation Mondiale de la Santé a officiellement indexé l’aliénation parentale dans sa onzième révision de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11), en l’associant au code « QE52.0 » se rapportant aux pathologies relatives au problème de relation "parent-enfant" ?

 

L'aliénation est donc bel et bien identifiée (puisque figurant à l'index) comme un synonyme ou un indice d'un diagnostic précis intitulé « problème de relation parent-enfant ».

 

Et c'est d'ailleurs ce même diagnostic que le DSM-5 (5ème version du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) datant de mai 2013, fait apparaître dans le chapitre consacré au « Problème relationnel Parent-Enfant ».

 

Ainsi, dans le DSM-5, plusieurs codifications correspondent à l'aliénation parentale (sans la citer nommément) : Le code "V995.51" : « Abus psychologique de l'enfant », le code "V61.29" ; « Enfant affecté par une relation parentale en détresse » et le code "V61.20" impliquant la surprotection parentale, la pression parentale excessive. Ces codes appartiennent tous au diagnostic "Problème relationnel parent-enfant".

 

On peut alors aisément comprendre pourquoi de nombreux professionnels, à commencer par William BERNET, psychiatre et Professeur participant activement aux travaux scientifiques et aux débats auprès des instances internationales, affirme assurément : « Même si les termes "aliénation parentale" ne figurent pas dans le DSM-5, plusieurs diagnostics peuvent être utilisés; je dirais même que l'«esprit» de l'aliénation parentale est dans le DSM-5. »

 

Alors oui, pour de tels détracteurs venant déclarer que l'aliénation parentale n'existe pas, venant nier les apports scientifiques qui ne cessent de s'amplifier, c'est afficher une effarante contrevérité et faire preuve d'ignorance, voire de bêtise...

Et que, perdus dans leurs méandres sexistes, ces détracteurs omettent un point pourtant essentiel : L'aliénation parentale n'est pas une question de genre, ni de sexe et frappe en tout premier lieu l'enfant, son équilibre psychoaffectif, ses fonctions psychiques, son avenir.

Laissons le dernier mot à Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. »

 

Bis

 

Au premier semestre 2019 : Suite au premier questionnaire JM2P qui fut publié au 4ème trimestre 2018, de nouveaux résultats qui parlent à nouveau d'eux-mêmes et soulèvent bien des questions. Découvrez ci-dessous les réponses apportées dans le second questionnaire réalisé début 2019...

 

L’aliénation parentale est un abus psychologique gravissime. Si elle affecte en premier lieu les enfants victimes, il n’en demeure pas moins vrai que les parents exclus, puis collatéralement les grands-parents exclus, victimes tout autant, payent également un lourd tribut face à cette situation à la fois insupportable et inhumaine.

En ce premier semestre 2019 marquant la septième année d’existence de l’association « J’aime mes 2 Parents » et pour faire suite à la précédente analyse de septembre 2018 principalement axée sur les procédures face à l’exclusion parentale qui s’installe, sur l’aide éventuelle des autorités pour y pallier et/ou sur l’absence de soutien de leur part sans omettre les conséquences directes observées chez les enfants, nous avons voulu, cette fois, axer ce second volet sur les parents faisant face à l’exclusion, face à l’aliénation parentale qui s’installe et sur les grands-parents collatéralement victimes, afin d’observer non seulement les effets sur ces adultes obligés de se battre pour tenter de faire respecter leurs légitimes droits, obligés de se battre pour chercher, coûte que coûte, à maintenir le lien avec leur(s) enfant(s) et obtenir justice au sens noble du terme, mais aussi les multiples dégâts occasionnés tant financièrement que psychologiquement, physiquement et socialement.

Des résultats à couper le souffle pour toutes et celles et tous ceux qui ne connaissent pas ou n’imaginent même pas les ravages engendrés par l’aliénation parentale.

Même si les séparations familiales de plus en plus conflictuelles demeurent encore à ce jour minoritaires (environ 15% à 18%), elles impliquent chaque année des milliers de victimes, des dizaines de milliers de victimes dont le nombre ne cesse d’augmenter tout comme le degré de violences subies et leurs terribles conséquences. Il suffit de comprendre que le système judiciaire doit être urgemment adapté à ces situations, à la fois, particulièrement inquiétantes et croissantes. 

Chaque victime de la séparation conflictuelle, qu’elle soit enfant ou adulte, doit être épaulée et suivie, chacune doit être accompagnée afin d’éviter autant que possible les dérapages pouvant rapidement dégénérer vers la catastrophe, qu’elle soit psychologique, physique et/ou sociale, voire la mort.

L’enjeu financier est terriblement présent.

Comment peut-on accepter de devoir dépenser des dizaines et des dizaines de milliers d’euros pour se battre afin de faire respecter les droits fondamentaux de l’enfant, mais aussi ceux des parents et des grands-parents injustement écartés, aliénés ?

Comment peut-on accepter de devoir dépenser des dizaines et des dizaines de milliers d’euros pour se battre afin de faire respecter les jugements rendus et exécutoires mais non-appliqués ?

Comment peut-on accepter que l’argent soit clairement devenu la priorité du système, au détriment de l’humain ?

Comment peut-on accepter d’être défendus par un certain nombre d’avocats (qui plus est ; pas vraiment formés pour faire face aux phénomènes d’exclusion et d’aliénation parentales) avides d’argent et pour qui plus le conflit grossit plus les rentrées d’argent sont juteuses ?

Tout cela ne relève pas, hélas, du sarcasme, mais ce n’est malheureusement que le triste reflet de la réalité et le quotidien enduré par des milliers, des dizaines, des centaines de milliers de victimes…

Dans des démocraties dites « civilisées » les situations d’exclusion parentale, d’aliénation parentale, voire de parentectomie (*) ne devraient plus exister et encore moins à une telle échelle. Rappelons-le, en France, un million d’enfants environ ne voient plus l’un de leurs deux parents ! (Certains spécialistes avancent même le chiffre de 1.500.000 enfants en France, pays des droits de l’homme, en 2015).

La France ne cherche visiblement pas à faciliter les enfants et les parents à maintenir le lien familial, puisque de nombreux éléments soulevés par les conventions internationales et/ou européennes ne sont visiblement pas appliqués à la lettre à commencer par :

L’article 9 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ».

L’article 18 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : « Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement ».

Et l’article 8 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie familiale… ».

Et pourtant…

Il ne faut absolument pas perdre de vue les gigantesques coûts que la société doit supporter en conséquence de ces conflits particulièrement puissants et violents entraînant l’exclusion parentale, l’aliénation parentale, engendrant des situations si graves qu’elles affectent la santé morale, la santé physique et génèrent multiples problèmes sociaux compte tenu de multiples possibles dérives et déviances, des problèmes d’exclusion, d’isolement et de réelles tragédies. Les résultats de notre enquête menée auprès de nos adhérents et anciens adhérents le démontrent aisément.

Combien de dizaines de milliers d’enfants, mais aussi de parents et collatéralement de grands-parents développent des maladies psychosomatiques, mentales et physiques face au traumatisme de l’exclusion, de la rupture du lien « enfant-parent », « enfant-parent-grands-parents » ?

Combien de millions d’euros sont dépensés parce que les pouvoirs publics laissent les séparations conflictuelles, les phénomènes d’aliénation parentale qui en découlent, se développer, proliférer en toute quiétude et même en toute impunité pour le parent aliénant ?

Dans tous les cas, il s’agit de véritables « enlèvements parentaux » exercés dès lors que l’enfant et sa mère, ou l’enfant et son père n’ont plus la moindre possibilité d’accès et de communication dès que la barre des 3 mois est franchie.

Dans tous les cas, les conséquences psychiques définitives pour l’enfant sont à craindre, il en va de même pour le parent injustement victime d’exclusion et collatéralement les grands-parents tout autant évincés.

Et sur le plan physique il en va de même, avec le développement de maladies souvent déclenchées des suites de ce profond traumatisme d’exclusion, des souffrances endurées et des dérèglements psychiques (A titre d’exemples : Le stress, la dépression, les dépendances à l’alcool, au tabac, drogues, le repli sur soi, etc.).

L’immobilisme ne peut qu’à coup sûr développer davantage de victimes, davantage de malades et par conséquent davantage de coûts pour la société, au lieu de traiter, en amont, la prise en charge du conflit de la séparation, de le traiter le plus rapidement possible, d’éviter qu’il s’éternise tout comme la procédure encadrant la séparation et le divorce.

Une véritable prise en charge « médico-socio-juridique » des familles en grande souffrance est urgemment nécessaire à condition d’avoir, bien entendu, affaire aux bons interlocuteurs, à la fois professionnels et bien formés.

 

A ce jour, le coût social est également immense et ne peut qu’être plus colossal encore à l’avenir ! Car il ne cessera d’enfler si nous restons, en France, scotchés aux méthodes actuelles, cloisonnés entre corporations, où les honoraires passent avant l’humain, où les idées préconçues du passé demeurent vivaces et si les pouvoirs publics restent avant tout sclérosés et trop souvent immobilistes. 

Dans tout cela, n’y a-t-il pas là des pistes à creuser pour permettre des économies et redistribuer les montants épargnés vers les services compétents (Formation des personnels, augmentation du nombre des professionnels afin de permettre un travail plus sérieux et serein, développer une meilleure professionnalisation des intervenants,  pour travailler en pluridisciplinarité au traitement de la séparation et de divorce et limiter ainsi, autant que possible, les situations conflictuelles ?

Pour un sujet aussi grave que celui de l’autorité parentale « conjointe », de celui du droit à l’Enfant à vivre avec ses deux parents et d'entretenir régulièrement des relations personnelles avec eux, il ne peut pas, de toute évidence, exister plusieurs catégories de parents. Il ne peut plus exister des orphelins de mère, des orphelins de père, pour toutes et tous bel et bien vivants, parce que l’un des deux parents en a décidé ainsi, parce que d’autres peuvent les laisser tomber, parce que notre système judiciaire apparaît à bout de souffle, dépassé, déconnecté, noyé sous des tonnes de dossiers, mal informé et mal formé face à ces situations sérieuses engendrant tant de dégâts humains, de drames et de tragédies et manque cruellement de moyens financiers, humains et de formations adaptées.

Aujourd’hui, si rien n’est fait rapidement, si chacun et chacune laisse la situation se dégrader davantage et permettre aux conflits de la séparation parentale et du divorce de s’accentuer, de devenir plus violents encore, sacrifiant en premier lieu des milliers, des dizaines de milliers d’enfants,  quel sera alors l’avenir de la société, un avenir qui n’est déjà pas si simple à gérer ?

Ce nouveau questionnaire qui a été proposé aux adhérents et anciens adhérents de l’association « J’aime mes 2 parents » dont vous trouverez les résultats ci-dessous, aura permis à toutes celles et à tous ceux qui ont bien voulu y répondre d’apporter non seulement leur vécu reproduit par multiples graphiques, mais elles ont, ils ont, pu mettre des mots à leurs difficultés, leurs souffrances, leurs maux, qu'ils soient physiques, psychologiques ou émotionnels, y compris leurs difficultés, leurs galères, d’ordre social et/ou financier.

 

Que ce travail réalisé puisse permettre de « réveiller » plus encore celles et ceux qui prennent  et qui prendront enfin conscience de l’urgence d’agir.

Que ce travail puisse également éclairer la Commission des violences intra-familiales (35 Députés de France) que l’association « J’aime mes 2 Parents » doit rencontrer lors de  son audition prévue en février 2019 à l’Assemblée Nationale.

Merci à celles et à ceux qui ont bien voulu répondre au questionnaire. Leurs réponses sont d’ores et déjà précieuses pour faire avancer notre juste cause, votre juste cause, et avant tout, celle de nos enfants, mais aussi l’avenir de la société.

François SCHEEFER

Pour en savoir plus et prendre connaissance des résultats de cette enquête, cliquez sur ce fichier :  Questionnaire n 2 resultats association jm2p fevrier 2019Questionnaire n 2 resultats association jm2p fevrier 2019 (6.48 Mo)

 

(*) : Pour éviter les malentendus et la méconnaissance, un certain nombre de professionnels Nord-américains et anglo-saxons ont pris la décision d'employer l'expression « Parentectomie » plutôt que celle de l'« aliénation parentale ». Plus de doute dans ce cas, on comprend aisément qu'il s'agit là de la coupure caractérisée, voire de l'ablation, du contact entre l'enfant et son parent.  L'image chirurgicale peut être rude mais elle exprime bien la nette coupure du lien entre l'enfant et l'un de ses parents, une séparation nette et brutale orchestrée par l'autre parent.

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A suivre...

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