Le mot du Secrétaire

Jean-François Basset :

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Ah, "J'aime mes deux parents", ce qui me semblait une évidence il y a encore quelques années est devenu bien douloureux maintenant.

Comment est-ce possible d'en être arrivé là ?...

C'est bien l'objet de mon engagement au sein de notre association ...

 

Moi, le rationaliste, le cartésien, l'esprit ouvert, et bien je n'ai rien vu venir.

Tout commence par un projet de vie, la fondation d'une famille, des objectifs en commun.
Il faut décrypter les petits signes avec plus de 15 ans de recul pour soupçonner les germes de la future manipulation.

 

Sans faire le récit de mon expérience de l'aliénation parentale, je reste convaincu que la plus grande souffrance est quand même cette absence de vie du parent aliénant, car lui, n'existe que par procuration. Ce parent distille le vinaigre et l'amertume qui se transformera en rancœur, jalousie et haine envers le parent aliéné.


J'ose avouer avoir passé de merveilleux moments de bonheur béat sans me douter que l'être cher partageant ces moments jouait un rôle et donc souffrait en fait, c'est pathétique !


Lorsque la mécanique s'inverse et que par le jeu de la manipulation de ses propres enfants, il y a une recherche insatiable de contrôle et de pouvoir nocif sur l'autre, je reste perplexe entre le coté délictuel (l'homme est un loup pour l'homme) et le pathologique (je suis opposé à l'irresponsabilité du parent manipulateur). Comment vouloir exclure un membre de sa propre famille ?


N'étant pas compétent pour trancher, il est nécessaire de faire connaître cette situation à tous, l'identifier, la nommer, la quantifier et l'étudier puis trouver des solutions car il est impossible de retrouver l'état relationnel initial.

Au delà de l'échec du couple, il faut protéger le fruit de cette famille en désunion, c'est l'objet de mon militantisme au sein de "j'aime mes deux parents". Tous les acteurs de la famille, collatéraux et ascendants participent à cette douleur et ce besoin relationnel.


Notre beau pays, terre des droits de l'homme et signataire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant ne semble pas mettre beaucoup d'énergie et de moyens pour venir au secours des enfants, premières victimes de l'aliénation parentale. Les derniers mois renforcent même cette opinion, tout d'abord en niant les faits (entre politique de l'autruche et lobbying sexiste), puis en supprimant l'exécutif en charge de la politique de la famille. Notre association garde donc toute sa légitimité et sa raison d'être pour encore longtemps, vous pouvez compter sur moi (à la hauteur de mes modestes moyens) ...


Je ne souhaite pas que mes enfants soient un jour considérés comme des dégâts collatéraux de la justice.

Commentaires (1)

Sylvie Hippolyte
  • 1. Sylvie Hippolyte (site web) | 06/01/2015
Monsieur le Président,
Je viens de découvrir votre site.
Je me retrouve complètement dans la définition que vous avez donnée de votre association récemment renommée.
Je souhaite que 2015 soit pour vos adhérents et pour vous-même l'année de retrouvailles sincères de vos enfants et petits-enfants.
Un jour un ami avait dit à mon père "Tes filles te reviendront lorsqu'elles auront déjoué le piège dans lequel elles sont tombées". Il a attendu patiemment ce moment-là en maintenant juste les liens aussi modestes étaient-ils, ce jour est arrivé. La relation n'en est que plus riche quand il faut agir contre le temps. On s'aperçoit presque trop tard que des années de silence familial représentent un réel gâchis d'affection. Tout aurait pu être autrement pour le bonheur de chacun.
Je souhaite à vos adhérents et à vous-même de garder confiance et espoir, et d'avancer paisiblement dans la vie.
Sylvie Hippolyte, auteur du livre Les jeudis muets Moi, Fina, enfant du divorce.

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