JM2P & Mme Laurence ROSSIGNOL

15 associations de Parents ont porté plainte contre Laurence Rossignol ! 

15 associations de Parents ont porté plainte contre Laurence Rossignol qui avait déclaré aux états généraux du droit de la famille et du patrimoine du 27 janvier 2017 que « le cinquième plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes (lancé ces derniers mois) préconise de ne pas utiliser la notion d'aliénation parentale ».

L'aliénation parentale est même depuis quelques mois bannie des tribunaux de la justice familiale !!


« Même si je ne nie pas l'existence possible de phénomènes d'emprise d'un parent sur son enfant, je tiens à vous rappeler qu'aucune autorité scientifique n'a reconnu ce soi-disant syndrome ...» L. Rossignol.

 

Et pourtant, l'aliénation parentale, c'est-à-dire l'instrumentalisation des enfants dans les divorces conflictuels est un des principaux fléaux de la famille, il touche des centaines de milliers d'enfants et de parents.


Madame Rossignol, ose-t-elle encore ignorer que :

- La Cour de Cassation a reconnu le phénomène d'aliénation parentale le 26 juin 2013 ?!

- Les lois civile du 5 mars 2007 et pénale du 12 juin 2001 établissent le danger et les graves conséquences des violences psychologiques subies par l'enfant ?!

- La Cour européenne des droits de l'homme se réfère expressément au syndrome d'aliénation parentale et a déjà condamné la France en 2005 pour ne pas avoir "déployé les efforts suffisants que l'on pouvait raisonnablement attendre » ?!

 

Dès la fin janvier 2017 JM2P avait immédiatement réagi et alertait de même l'ensemble des membres de la Fédération paneuropéenne COLIBRI. Cette dernière accompagnée de réponses de chercheurs et de praticiens et notre association JM2P n'ont cessé depuis lors de démontrer à Madame Rossignol ses erreurs, ses graves prises de position et l'irresponsabilité de celles-ci.  


La plainte contre Madame Laurence Rossignol a dû être remise fin avril à la Cour de Justice de la République via leur avocat, la Cour de justice de la République étant la juridiction française compétente pour juger les crimes ou délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Pour en savoir plus : http://www.newspress.fr/Communique_FR_302117_6789.aspx

 

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Lorsque l'association JM2P a été informée du projet de plainte de 15 associations de France à l'encontre de Madame Laurence ROSSIGNOL, Ministre des Familles, JM2P a tenu à repréciser un certain nombre de points à la Ministre :

 

Madame la Ministre,

Pour compléter notre courrier du 6 avril dernier auquel nous n'avons pas reçu de réponse,

Suite à la nouvelle intervention de la Fédération paneuropéenne COLIBRI à laquelle nous appartenons et présidée par le Docteur Vittorio Carlo VEZZETTI, Pédiatre et spécialiste des troubles subis suite à la séparation parentale (La Fédération paneuropéenne COLIBRI regroupe non seulement de nombreuses associations européennes, mais également de nombreux praticiens),

Suite à l'intervention de plusieurs professionnels (Sciences sociales et familiales, psychologie, psychiatrie, pédiatrie,...) qui ont également réagi à vos propos relatifs à l'aliénation parentale (AP) [Certains ont déjà écrit, tels que l'éminent Psychiatre et Professeur, William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (USA) ou bien encore le Professeur Edward KRUK, Professeur agrégé en Travail Social à l'Université de la Colombie-Britannique, spécialisé dans la politique de l'enfance et de la famille) les autres courriers arriveront sans doute à destination de votre successeur(e)],

 

Je vous serais reconnaissant de prendre en compte les informations complémentaires suivantes :

 

L'Europe vient de se doter cette année d'une association Européenne des Praticiens de l'Aliénation Parentale ("The European Association of Parental Alienation Practitioners"). Unique en son genre sur notre continent, l'association est d'ores et déjà composée de praticiens d'Europe travaillant avec des enfants aliénés et leurs familles, œuvrant ensemble afin de mieux comprendre les mécanismes de l'aliénation parentale, par la pratique et la recherche, et mettre en place les meilleures pratiques dans ce domaine.

 

Une "Clinique de séparation familiale" (Family Separation Clinic) située sur Londres offre déjà des services spécialisés aux familles en plein divorce et séparation conflictuels et, en particulier, lorsqu'un enfant se trouve en situation anormale de rejet envers l'un de ses parents, victime d'aliénation parentale.

Les travaux progressent, la science progresse, qu'en est-il du législateur, qu'en est-il du milieu judiciaire ? 

En tout état de cause, la publication de la prochaine classification internationale des maladies effectuée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) intitulée CIM-11. devrait voir le jour au cours de l'année 2018. Dans cette nouvelle édition, les mots « aliénation parentale » et « exclusion parentale » sont intégrés dans la nouvelle mouture de la CIM-11. L'aliénation parentale n'est pas intégré comme étant un diagnostic distinct mais elle se trouvera classée dans le diagnostic relatif au problème de relation "parent-enfant".

 

Cette indiscutable situation mettra fin à toute polémique "stupidement" menée car l'aliénation parentale et ses conséquences affectent bel et bien autant la gent féminine que masculine et les effets sur les enfants sont catastrophiques tout comme pour les parents injustement écartés, broyés anéantis parce que le système judiciaire et médical n'a pas encore su prendre les mesures qui s'imposaient de toute urgence, sacrifiant ainsi enfants et adultes, les projetant en pleine détresse psychologique, pouvant engendrer dans un certain nombre de cas de graves répercussions tant psychologiques, psychiatriques que physiques et sociales.

 

Comme vous le savez, une quinzaine d'associations de France a décidé de porter plainte contre vous-même, en tant que Ministre des Familles, devant la Cour de justice de la République, suite à vos prises de position sur le bannissement de l'AP et/ou SAP dans le cadre du cinquième plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes visant l'objectif intitulé : « Protéger les mères et leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale pendant et après la séparation », faisant suite à la publication du bilan relatif au 4ème plan de Prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) et l'intervention auprès de la justice par la prochaine publication d'une fiche sur le site du Ministère de la Justice, visant à proscrire l'utilisation du "concept idéologique" dénommé SAP (Syndrome d'aliénation parentale) ou AP (Aliénation parentale).

 

Notre association "J'aime mes 2 Parents" ose encore, à ce stade, espérer de pouvoir compter sur le dialogue, sur le bon sens, la concertation et  la correction qui doit être menée de toute urgence afin de retirer vos déclarations et la publication d'une fiche sur le site du Ministère de la Justice que vous annonciez.

 

Ayez le courage, Madame la Ministre, de reconnaître que l'aliénation parentale et ses terribles conséquences n'ont rien à voir avec le sexe des parents.

Notre association le prouve au quotidien : 50% de nos membres sont des pères injustement et illégalement exclus de leur(s) enfant(s), 50% des autres membres sont des mères injustement et illégalement exclues de leur(s) enfant(s) !

 

Savez-vous, Madame la Ministre, qu'en matière de lutte contre l'exclusion parentale, la France a pris un énorme retard depuis 2012 comparativement à ce qui se passe en Europe, à commencer par la Grande-Bretagne, la Belgique, la Roumanie, la Croatie, etc...?

Vos prises de positions accentuent gravement ce retard et risquent, de plus, venir grossir de façon très importante le nombre d'enfants et de familles victimes d'aliénation parentale, d'exclusion parentale et venir accentuer plus encore le nombre de drames familiaux déjà alarmant...

Avez-vous décidé, Madame la Ministre, de cautionner ces drames familiaux, de devenir, en quelque sorte,  responsable de cette prévisible augmentation de drames, broyant à jamais des milliers d'enfants et de familles, sans compter celles et ceux qui s'ajouteront maintenant,  puisque l'aliénation parentale se trouve dès lors bannie des tribunaux de la justice familiale...?

 

Au contraire, compte tenu de l'état actuel de la recherche internationale et du consensus parmi celles et ceux qui ont étudié de près, en détail et cliniquement l'aliénation parentale et ses terribles conséquences, il est plus qu'urgent de réformer la loi afin de résoudre le problème. Les professionnels de la santé mentale, les décideurs et les législateurs doivent agir ensemble et mettre en place toutes les mesures afin de mettre fin à ces abus psychologiques graves.

Rappelons aussi que l'an dernier, l'association américaine de psychologie, l'APA, est venue enfin reconnaître que l'aliénation parentale est bel et bien un abus psychologique grave infligé à l'enfant.

 

Chez nous, il n'existe pas à ce jour de vraie politique de prévention des graves conflits parentaux, lors de la séparation, pouvant impliquer de profonds traumatismes. La médiation ne peut rien y faire non plus.

Il faut non seulement réformer le système judiciaire, mais il faut également prendre en compte cette grandissante situation d'exclusion parentale.

La société va mal, les conflits s'accentuent et leur violence également. Même minoritaires, ces séparations familiales conflictuelles augmentent, tout comme leur degré de violence et leurs conséquences.

 

Pourquoi ne pas avoir mis en place ces quelques pistes au lieu de venir renforcer le conflit par déni de réalité face à ce qu'est vraiment l'aliénation parentale ?

 

Une prévention contre les violences familiales aurait dû et doit être mise en place pour éviter la violence des conflits de séparation, les enlèvements d'enfant, les phénomènes d'emprise, opérés tant par des mères que des pères sans scrupules.

Il faut accompagner les familles  - obligation de la médiation -, soutenir les familles - mise en place d'un numéro national d'appel (Numéro vert) -.

 

Une politique pénale est également devenue indispensable. Il faut sanctionner les non-représentations d'enfant sans attendre, sanctionner les fausses allégations, les déclarations mensongères proférées afin d'écarter injustement l'un des deux parents, les parents aliénants doivent être également sanctionnés pénalement (de façon symbolique peut-être, car l'essentiel réside dans une obligation de suivi et de soins).

 

Les victimes de manipulations psychologiques, d'emprise, dans le cadre des séparations conflictuelles doivent pouvoir être prises en charge au plus vite : Enfants et parents rejetés injustement. Un soutien psychologique gratuit doit pouvoir leur être proposé rapidement.

Les parents privés injustement de leurs enfants doivent obtenir le statut de victime.

 

Les enfants et adolescents doivent être accompagnés, suivis et soutenus afin de retisser les liens avec leurs parents qu'ils aiment indépendamment. Qu'on arrête de croire que les enfants divorcent d'un des deux parents lorsque leurs parents divorcent !  Ils doivent pouvoir aimer, vivre et partager du temps avec leurs deux parents et donc encourager ces situations et les faire appliquer (Résidence alternée encouragée en l'absence de tout obstacle majeur) et sanctions immédiates pour toute non-représentation.

 

Il est plus qu'urgent que l'Etat vote enfin un réel budget pour doter les Juges et permettre un travail sérieux et professionnel. Ceux-ci doivent être enfin spécialisés en droit de la famille, suivre les formations nécessaires pour comprendre les mécanismes de la manipulation et de l'emprise engendrant l'exclusion parentale.

Un réel budget doit être attribué aux experts psychiatriques et/ou psychologues et les services sociaux doivent, eux aussi, obtenir des moyens réels et être dotés d'outils nécessaires mais aussi devenus indispensables à leur formation profondément marquée par un authentique et continu professionnalisme, mais aussi la mise en place de protocoles sérieux afin d'évaluer les capacités parentales de chacun, les besoins et les souffrances des enfants et des adolescents impliqués et déjouer ainsi les manipulations et phénomènes d'emprise pouvant être exercés sur eux.

 

Alors non, Madame la Ministre, jouer la carte du déni face à l'aliénation parentale, ce n'est et cela ne sera jamais recevable.

 

Chaque enfant a droit à ses deux parents, chaque enfant a besoin de ses deux parents, chaque enfant a le droit d'aimer et d'entretenir des relations avec ses ascendants, à commencer avec ses parents. Et nul n'a le droit de salir et de calomnier l'autre parent, devant l'enfant afin de détruire petit à petit l'image de ce parent injustement diffamé, de manipuler l'enfant et lui instiller de fausses idées, de fausses informations et empêcher toute possibilité de rester maître de ses sentiments et de ses facultés de libre-arbitre.    

 

Espérant que vous comprendrez les erreurs commises et qu'il faut y remédier urgemment, veuillez croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

 

Pour l'ensemble du Conseil d'Administration et des membres de l'Association

"J"aime mes 2 Parents"

 

François SCHEEFER,

Président.

 

 

Ap

Lettre de Monsieur Edward KRUK, Professeur agrégé en Travail Social à l'Université de la Colombie-Britannique, spécialisé dans la politique de l'enfance et de la famille à Madame la Ministre des Familles, 9 avril 2017 :

 

Le malentendu professionnel à propos de l'aliénation parentale: Le besoin urgent de réforme du droit dans l'intérêt supérieur de l'enfant et des familles.

 

Edward Kruk, MSW, Ph.D.,

de l'Université de Colombie-Britannique

 

Introduction

 

Jusqu'à ce que les professionnels atteignent enfin une compréhension approfondie de la dynamique réelle relative à l'aliénation parentale, les cas d'aliénation sévère continueront à ne pas être pris en compte et les plaidoyers déchirants des parents demandant de l'aide au nom de leurs enfants seront ignorés. Tant que les décideurs et les législateurs ne feront pas l'effort concerté pour réformer le droit de la famille dans le sens de la réelle coparentalité (parentalité partagée) en tant que fondement, l'aliénation parentale continuera à prospérer et les intérêts de l'enfant et des familles ne seront pas pris en compte.

 

Dans mes travaux de recherche et d'écriture relatifs à l'aliénation parentale, j'ai noté que le désaveu de responsabilité à propos du rejet par leurs enfants vis-à-vis de l'autre parent continue de trouver le soutien parmi les défenseurs qui affirment que la notion d'aliénation parentale injustifiée est dangereuse pour les enfants. Ils soutiennent que le concept de l'aliénation parentale n'est guère qu'une stratégie juridique utilisée par les parents abusifs pour détourner la faute et la haine de leurs enfants et affirment que les enfants qui rejettent les parents ont toujours des raisons valables et que tous les «parents détestés» sont eux-mêmes responsables de leur sort.

Comme les éminents chercheurs (scientifiques) tels que Richard Warshak, Amy Baker, William Bernet, Linda Gottlieb, Craig Childress et d'autres, l'ont démontré, il s'agit bel et bien d'un argument erroné qui a entraîné un «effet de spectateur» répandu chez des professionnels de la santé mentale et juridique en ce qui concerne les victimes de l'aliénation. Cette indifférence envers la souffrance profonde des enfants et des parents aliénés a des conséquences dévastatrices.

 

Gottlieb (En 2012) creuse un peu plus profondément le phénomène, celui de la tendance des professionnels à confondre l'aliénation avec des raisons justifiées d'éloignement.

La principale raison de cette tendance, écrit-elle, est que les cas d'aliénation parentale sont contre-intuitifs, et même les praticiens expérimentés et les législateurs interprètent  naturellement de façon erronée la dynamique familiale dans ces situations.

Ce malentendu conduit à un certain nombre d'erreurs cognitives qui, à leur tour, entraînent des erreurs dans la prise de décision professionnelle et de la réforme des politiques socio-juridiques. Par conséquent, de nombreux professionnels reprochent au parent ciblé d'avoir contribué à son rejet et le parent aliénant est largement absous. Nous avons tendance à accorder le bénéfice du doute au parent qui a la garde légale de l'enfant. Cela est particulièrement vrai dans les cas où une mère est le parent aliénant; Jennifer Harman et ses collègues (En 2016) ont identifié un genre de partialité concernant la perception de l'aliénation: les comportements aliénants parentaux ne sont pas considérés comme négatifs lorsque les mères les présentent, ce qui n'est pas le cas des pères. Ainsi, jusqu'à ce que les professionnels atteignent enfin une compréhension approfondie de la dynamique réelle de l'aliénation parentale, les cas d'aliénation sévère continueront de prospérer et les plaidoyers déchirants des parents cherchant de l'aide continueront à être ignorés.

 

Ainsi, la majorité des professionnels de la santé mentale et juridique croient que si un enfant a rejeté un parent, le parent doit avoir fait quelque chose qui le justifie. Ils ont de la difficulté à croire qu'un enfant s'harmonise avec un parent abusif et aliénant. Ils confondent également l'entêtement pathologique avec des relations saines. Pour l'observateur naïf, la proximité et l'accrochage caractéristique des relations parent-enfant entrelacées (NDLR : liens proches entre l'aliénant et l'enfant) semblent alors normales, même en bonne santé. Mais elles sont loin d'être saines. En raison de cette relation dysfonctionnelle, les enfants aliénés perdent leur individualité, suppriment leurs sentiments naturels d'amour et de besoin envers le parent ciblé (NDLR, le parent aliéné) et sont manipulés pour apporter leur soutien au parent aliénant. C'est extrêmement dangereux et préjudiciable pour l'enfant.

 

Les effets de l'aliénation parentale

 

Le "phénomène des spectateurs" est particulièrement tragique et alarmant, car l'aliénation parentale est l'une des formes de violence psychologique les plus graves, mais largement non reconnues, envers les enfants, et affecte un nombre beaucoup plus élevé de Nord-Américains que prévu.

Le comportement des parents aliénants constitue un abus psychologique lorsqu'ils manipulent et influencent les enfants pour qu'ils se privent de l'amour, de l'entraide et de la participation à la vie avec l'autre parent. Les stratégies spécifiques des parents aliénants incluent le dénigrement à l'égard de l'autre parent, limitant le contact avec cet autre parent, effaçant l'autre parent de la vie et de l'esprit de l'enfant (interdisant la discussion et les images se rapportant à l'autre parent), obligeant l'enfant à rejeter l'autre parent, donnant ainsi l'impression que l'autre parent est dangereux, obligeant l'enfant à choisir entre les parents au moyen de menaces, du retrait de l'affection la réduction et la limitation des contacts avec la famille élargie du parent ciblé (parent aliéné).

 

Pour l'enfant, l'aliénation parentale est une condition mentale grave, fondée sur une fausse croyance telle que le parent aliéné est donc un parent dangereux et indigne qui a même volontairement brisé le contact et qui manque d'amour pour son enfant. Pourtant, les enfants ont un désir inné d'aimer et d'être aimés par leurs deux parents. Les effets graves de l'aliénation parentale sur les enfants sont maintenant bien documentés; la faible estime de soi et la haine de soi, la dépression et la toxicomanie ainsi que d'autres formes de dépendance, les automutilations, sont répandus. La haine de soi est particulièrement troublante chez les enfants touchés, car les enfants intègrent la haine visée par le parent aliéné, ils sont amenés à croire que le parent aliéné ne les aimait pas ou ne voulaient pas d'eux et éprouvent une forte culpabilité liée à la trahison faite envers le parent aliéné. Ces enfants présentent des troubles psychosociaux en raison de l'exposition à l'aliénation parentale. Ces perturbations comprennent un développement socio-émotionnel perturbé, le manque de confiance dans les relations, l'anxiété, les difficultés à contrôler leurs impulsions, leur isolement social et leur faible autosuffisance. Tous ces effets sont enracinés: le sentiment de ne pas être aimés par l'un de leurs parents et de la séparation de ce parent, tout en étant privés de la possibilité de pleurer la perte de ce parent, ou même de parler au sujet de ce parent (Lorandos et al, 2013; Baker & Sauber, 2012; Bernet, 2010; Gottlieb, 2012; Warshak, 2015; Kruk, 2011).

 

L'aliénation parentale est une manifestation extrême de deux troubles identifiés dans le DSM-V: «Problème relationnel parent-enfant» et «Enfant affecté par la détresse des parents».

Bien que le DSM-V n'ait pas de diagnostic spécifique de l'«aliénation parentale», le DSM- V comprend, sous la rubrique «Problèmes relationnels» et sous le sous-titre «Problèmes liés à l'éducation familiale», deux catégories de diagnostic décrivant les enfants qui sont irrégulièrement aliénés d'un parent. Le premier est le «Problème relationnel parent-enfant», qui se lit comme tel: «Typiquement, le problème relationnel parent-enfant est associé à un dysfonctionnement au sein des domaines comportementaux, cognitifs ou affectifs». Des exemples de dérèglements du fonctionnement cognitif comprennent le domaine de la relation de l'enfant aliéné avec le parent rejeté: «attributions négatives des intentions de l'autre, de l'hostilité ou du phénomène de bouc émissaire de l'autre (frustration)  et des sentiments d'éloignement injustifiés». La deuxième catégorie descriptive dans le DSM-V à propos des enfants aliénés est «L'enfant affecté par la détresse des parents». Cette catégorie est utilisée "lorsque l'attention clinique est axée sur les effets négatifs de la discorde des parents (p. Ex., niveaux élevés de conflit, détresse ou dénigrement) sur un enfant de la famille". Descriptions des problèmes cognitifs, émotionnels et comportementaux des enfants qui rejettent déraisonnablement un parent suite au dénigrement de ce parent par l'autre parent, s'inscrivent clairement dans cette catégorie. L'acceptation générale de la notion de rejet déraisonnable d'un parent comme indiqué dans la recherche empirique et le DSM-V rend difficile pour les professionnels de maintenir la crédibilité tout en refusant l'existence de l'aliénation parentale.

 

Une grande partie du problème de l'aliénation parentale réside du fait de l'inaction professionnelle face à de nombreuses preuves, à grande échelle, relatives aux dommages sérieux de l'aliénation parentale touchant les enfants et les parents. La question repose sur l'indifférence des professionnels de la santé mentale et du juridique qui semblent ignorer les recherches existantes, qui nient l'existence de l'aliénation parentale et contribuent aux dommages subis par les enfants et les parents compte tenu de leur inaction. L'incompétence professionnelle à la fois dans l'évaluation et le traitement de l'aliénation parentale est un problème grave, car de nombreux praticiens de la santé mentale manquent de connaissances et de compétences pour travailler avec cette population (Lorandos et al, 2013; Baker & Sauber, 2012).

 

Pourquoi cette indifférence professionnelle face à l'aliénation parentale?

 

Comment les professionnels, les décideurs et les législateurs, expérimentés en matière de santé mentale et juridique se trompent-ils dans ces cas-là et qu'ils ne sont pas meilleurs pour évaluer l'aliénation parentale que les profanes? Tout d'abord, les professionnels qui sont chargés d'effectuer des évaluations sur les affaires de garde des enfants ou de représenter un enfant au Tribunal manquent de formation et de compétences dans le domaine de l'aliénation. L'aliénation parentale est un domaine hautement spécialisé de la pratique professionnelle, une sous-spécialité dans le domaine de la thérapie familiale nécessitant des connaissances et des compétences spéciales. La plupart des professionnels de la santé mentale et juridique travaillant avec des enfants et des familles en pleine procédure de séparation et de divorce ont reçu peu ou pas de formation spécialisée dans ces domaines.

 

Selon Gottlieb (En 2012), les professionnels de la santé mentale et juridique qui manquent de compétences à propos de l'aliénation sont victimes d'erreurs cognitives et se comportent avec partialité, ce qui les amène à conclure que le parent aliénant est compétent et que le parent ciblé (parent aliéné) ne l'est pas - Et en fait c'est le contraire. Par exemple, le parent ciblé (aliéné) présentera des symptômes d'anxiété, de dépression et de peur, menant de nombreux professionnels à diagnostiquer chez eux un trouble de la personnalité. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que ces symptômes sont visibles et se maintiennent à cause de l'aliénation subie, un exemple d'erreur d'attribution fondamentale. De même, il est courant pour les professionnels de conclure que la colère des parents ciblés (aliénés) est le résultat d'une défaillance de caractère au lieu d'être le résultat du traumatisme causé par l'aliénation. Ayant été maltraités par l'autre parent et l'enfant, leurs plaidoyers sont donc ignorés par les professionnels de la santé mentale et des systèmes juridiques qui ont été cooptés par le parent aliénant, faussement accusés d'avoir même abusé de leur enfant, et souvent détruits au niveau de leurs ressources financières ou poussés vers la faillite. Et pourtant, même les parents les plus émotionnellement stables seraient aussi anxieux et en colère face à de telles attaques.

 

Une autre erreur commune, souligne Gottlieb, c'est l'échec des professionnels à considérer adéquatement la situation de référence. Si le principal problème est l'aliénation, alors, par définition, le comportement du parent ciblé (parent aliéné) est généralement acceptable et il n'y a aucune preuve d'abus ou de négligence. Son fonctionnement était adéquat et la relation avec l'enfant était bonne ou normale. Pourtant, certains professionnels ignorent ces éléments cruciaux de l'histoire de la famille, mettant trop l'accent sur leurs observations personnelles et trop peu l'accent sur les relations parent-enfant avant la séparation.

 

Compte tenu de l'immense responsabilité des professionnels qui interviennent dans la vie des enfants, il nous incombe d'employer le plus haut niveau de conduite professionnelle et d'éthique. Cela signifie que vous choisissez uniquement des professionnels qui disposent d'un savoir-faire et d'une compétence suffisants pour gérer ces cas. Nous avons besoin de plus d'éducation et de compétences en matière d'évaluation de l'aliénation parentale. Plus important encore, il est essentiel d'établir une parentalité partagée (coparentalité) comme fondement des lois de la famille lorsque les parents se trouvent en conflit avant de chercher qui aura la garde principale des enfants après le divorce. En ce qui concerne l'aliénation parentale : "Par leurs actions vous les connaîtrez."). Dans la mesure où les parents sont empêtrés et parentifient l'enfant  (NDLR : Processus d'inversion de rôle par lequel un enfant est obligé d'agir en tant que parent vis-à-vis de son propre parent), où ils dénigrent l'autre parent de l'enfant, ou découragent une relation, ils se livrent donc à des comportements aliénants. Ce n'est que par des actions et pas par des mots que nous pouvons faire une évaluation appropriée.

 

Contrairement au déni de l'aliénation parentale parmi de nombreux professionnels, c'est le point de vue de leurs compétences dans le domaine qui compte. La prévalence du déni de l'aliénation parentale a donc poussé la mise en place d'enquêtes sur les questions permettant de savoir si les enfants peuvent rejeter un parent dont le comportement ne justifie pas un tel rejet et si le rejet peut être dû en partie par l'influence du parent favori (Soit le parent aliénant). Un sondage mené lors de la conférence annuelle de l'Association de la Famille et de la Conciliation auprès des Tribunaux (En 2014) a révélé un accord à 98% s'appuyant sur le principe effectif de base de l'aliénation parentale: "les enfants peuvent être manipulés par un parent afin de rejeter l'autre parent alors qu'il ne mérite pas d'être rejeté."

 

La voie à suivre.

 

Compte tenu de la prévalence et des effets profonds découlant de l'aliénation parentale, l'ignorance et le manque d'action sont totalement inacceptables. Compte tenu de l'état actuel de la recherche et du consensus parmi ceux qui ont étudié l'aliénation parentale, il est urgent de réformer la loi pour résoudre le problème. Les professionnels de la santé mentale, les décideurs et les législateurs doivent donc être tenus comme responsables, à la fois pour leur déni et leur inaction. Il incombe à ces groupes professionnels d'aider les parents à s'acquitter de leurs responsabilités parentales envers les besoins de leurs enfants. Le non-respect du besoin primaire des enfants à recevoir l'amour et les soins de leurs deux parents après la séparation parentale nécessite une approche proactive de la part de professionnels qualifiés et compétents travaillant avec cette population.

 

En ce qui concerne l'aliénation parentale, le système est bel et bien le problème; c'est-à-dire que les racines de l'aliénation se situent principalement dans le caractère contradictoire de la détermination légale des parents après le divorce. Les parents sont conditionnés afin de lutter de tous leurs efforts pour gagner la résidence principale de l'enfant ou la garde de l'enfant, et le système récompense les personnes qualifiées au sein de ces combats contradictoires. Les parents gagnent souvent leur cause en dénigrant l'autre parent en tant que parent, en s'engageant de fait dans un comportement aliénant et le comportement aliénant est ainsi encouragé. Une fois qu'ils ont obtenu une ordonnance du tribunal, les parents gardiens (ayant acquis la résidence de l'enfant) se trouvent alors en mesure d'exercer leur revanche en toute impunité, confiant que les parents non résidents (n'ayant pas la garde) ont peu ou pas de droits. Le dicton : "le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt complètement" est bel et bien vrai lorsque la garde ou la résidence principale de l'enfant a été gagnée. Ainsi, je dirais que l'élimination d'un parent de la vie de son enfant, alors que ce parent est pourtant apte et aimant au même titre que l'autre, est en soi une forme d'aliénation parentale, car les enfants sont dépouillés des soins, de la routine et de la vie régulière de la part du parent écarté, ainsi que des autres membres de la famille élargie.

 

En revanche, la coparentalité (la parentalité partagée/ la résidence alternée) réduit le risque et l'incidence de l'aliénation parentale, car les enfants continuent à entretenir des "rapports de routine" (de vie régulière) significatifs avec leurs deux parents et sont donc moins sensibles à l'influence toxique d'un parent aliénant. Dans le même temps, la coparentalité exercée par les parents n'est donc pas menacée par la perte potentielle de leur relation avec leurs enfants et chaque parent est ainsi moins susceptible de dénigrer l'autre parent dans le but de renforcer son sentiment d'identité parentale et d'obtenir un jugement de résidence principale (ou de garde). Il appartient donc aux professionnels de la santé mentale, aux décideurs et aux législateurs de plaider en faveur de la coparentalité (la parentalité partagée / la résidence alternée) dans l'intérêt des enfants et des familles avec lesquels ils travaillent.

 

 

Références

 

Baker, A. & Sauber, R. (2012). Working with Alienated Children and Families: A Clinical Guidebook. New York: Routledge.

 

Bernet, W. (2010). Parental Alienation, DSM-V, and ICD-11. Springfield: Charles C. Thomas.

 

Harman, J. & Biringen, Z. (In Press). Prevalence of Parental Alienation Drawn from a Representative Poll, Children and Youth Services Review.

 

Harman, J. J., Biringen, Z., Ratajack, E. M., Outland, P. L., & Kraus, A. (2016). Parents Behaving Badly: Gender Biases in the Perception of Parental Alienating Behaviors. Journal of Family Psychology.

 

Gottlieb, L.J. (2012). The Parental Alienation Syndrome: A family therapy and collaborative system approach to amelioration, Springfield, IL: Charles C Thomas Publishers.

 

Kruk, E. (2011). Divorced Fathers:  Children’s Needs and Parental Responsibilities,  Halifax:  Fernwood Publishing.

 

Lorandos, D. et al. (2013). Parental Alienation: The Handbook for Mental Health and Legal Professionals. Springfield: Charles C. Thomas.

 

Warshak, R. (2015). Ten Parental Alienation Fallacies that Compromise Decisions in Court and in Therapy. Professional Psychology: Research and Practice.

Apa violence

 

 

Suite à la réponse de Madame ROSSIGNOL de mars 2017, JM2P a de nouveau réagi le 6 avril 2017 tout comme la Fédération paneuropéenne COLIBRI :

COLIBRI : Colibri lettre au ministre des familles en franceColibri lettre au ministre des familles en france

JM2P :

Madame la Ministre,

 

Nous avons pris connaissance de votre courrier ce jour et des informations que vous avez bien voulu transmettre par l'intermédiaire de votre Cheffe de Cabinet.

Nous vous remercions d'avoir répondu.

 

Cependant, force est de constater que la réponse reçue ce jour ne répond pas aux questions et problèmes soulevés dans nos précédents courriers du 30 décembre 2016 et du 28 janvier 2017.

Cette réponse est d'ailleurs la même que vous avez adressée à la direction de la Fédération paneuropéenne "COLIBRI" à Bucarest à laquelle nous appartenons et là encore, votre courrier n'a pas tenu compte des éléments portés à votre connaissance. Nous le regrettons vivement.

 

Permettez, Madame la Ministre, avant d'aller plus avant dans la réponse que nous tenons à vous adresser, de souligner que les références à la loi, aux lois françaises auxquelles vous faisiez référence, mériteraient bel et bien d'être appliquées...

Bon nombre de nos adhérents, hommes et femmes, étant mères et pères, pourraient vous attester, hélas, que dans leurs drames auxquels ils sont confrontés quotidiennement, victimes de leurs ex-conjoint(e)s agissant en véritables parents aliénants, la justice n'a guère tenu compte de ces références à la loi, préférant le plus souvent à ne pas régler ces dramatiques situations, cherchant même, faute de moyens financiers, à éviter également toute mise en place d'expertise psychiatrique et/ou psychologique sur les membres familiaux (Les deux parents et enfant(s) impliqués) !

Cela vient d'ailleurs renforcer, une fois de plus, ce qui manque gravement à notre système judiciaire français, à savoir les compétences, les connaissances et les formations nécessaires pour que les magistrats, mais aussi les services sociaux puissent combattre efficacement l'exclusion parentale, l'aliénation parentale, subies tant par les enfants que par les parents aliénés en toute injustice, en toute illégalité et ce au mépris des conventions pourtant ratifiées par la France, à commencer par l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

 

Ces remarques faites, permettez-nous de vous rappeler un certain nombre de points qui semblent vous échapper et/ou qui n'ont pas été pris en compte, et pourtant...

 

L'aliénation parentale qui peut être sévère, plus précisément connue sous le nom de "parentalité pathogène", est un sujet mis en avant en psychologie et correspond bel et bien à une manifestation de pathologies standardisées et bien établies aujourd'hui.

 

Ainsi, la "parentalité pathogène" n'est pas un nouveau syndrome, mais plutôt une manifestation de pathologies standardisées et bien établies. Ainsi, un parent souffrant d'un trouble de la personnalité narcissique ou borderline (En état limite) peut, sous un stress continu ou sous la pression du divorce, se décompenser en délire persécutant envers l'autre parent de façon totalement inadéquate et/ou abusive. Ces parents-là expulsent alors leurs sentiments d'inadéquation ou d'abandon sur leur ancien partenaire en utilisant des mécanismes de défense, de projection et de scission. En raison du fractionnement, l'ex-conjoint doit devenir, coûte que coûte, "l'ex-parent" de l'enfant.

Grâce à la triangulation, au rapprochement psychologique avec leurs enfants et à la formation d'une alliance croisée avec leurs enfants, ces parents-là influencent leurs enfants à partager leur illusion et à rejeter ainsi l'autre parent. Cela peut se faire en suscitant des critiques au sujet de l'autre parent devant l'enfant, puis en validant avec enthousiasme ces critiques et en y mélangeant des mensonges. Ces parents-là utilisent alors leurs enfants comme une offre narcissique (les enfants devenant des armes, parfois même absolues, afin d'abattre l'autre parent, de le faire disparaître totalement de la vie des enfants et pouvoir le réduire à néant).

 

Il s'agit d'un abus psychologique sévère infligé à l'enfant, et plus encore une violence psychologique nocive. Les conséquences peuvent être alors être horribles.

 

Même si l'APA, l'Association Américaine de Psychologie (En anglais American Psychological Association) qui contribue à promouvoir le rôle de la psychologie dans le domaine de la santé et d'aider à la reconnaissance du statut scientifique des diverses disciplines s'y rattachant, n'avait pas voulu prendre de position officielle concernant l'aliénation parentale et ses conséquences lors de ses déclarations en 2008, celle-ci a évolué depuis lors. Un pas important a été franchi. Le saviez-vous ?

 

La position de l'APA avait influencé les décisions prises lors du DSM-5 publié en 2013 (DSM-5 : Diagnostic and Statistical Manual = Manuel Américain de Définition et de Classification des maladies et troubles psychiatriques - 5ème édition) par le groupe d'experts qui n'avait pas voulu que l'aliénation parentale figure comme un diagnostic séparé dans le DSM-5, mais qui avait préféré la considérer comme un exemple.

Ainsi, les termes "aliénation parentale" ne figurent, certes, pas dans le DSM-5, mais plusieurs diagnostics peuvent être utilisés dans ces situations. Comme l'a maintes fois déclaré le Psychiatre et Professeur, William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (USA) : "Même si les termes "aliénation parentale" ne figurent pas dans le DSM-5, plusieurs diagnostics peuvent être utilisés; je dirais même que l'«esprit» de l'aliénation parentale est dans le DSM-5, même si les mots n’y sont pas."

 

Ainsi,  le « Problème relationnel Parent-Enfant » dispose d'un chapitre dans le DSM-5 pouvant inclure des attributions négatives aux intentions de l'autre, de l'hostilité envers l’autre ou la prise de l’autre comme bouc émissaire, ainsi que des sentiments d'éloignement injustifiés (« Abus psychologique de l'enfant », « Enfant affecté par une relation parentale en détresse »,...).

 

Il n'empêche également que depuis cette publication, l'APA a fait plusieurs déclarations importantes qui sont venues contredire aujourd'hui sa position de 2008 et, ainsi, l'APA accepte aujourd'hui que l'aliénation parentale soit reconnue comme une violence faite aux enfants (Déclaration de 2016).

 

De même, l'American Psychological Association (APA) estime que tous les praticiens de la santé mentale ainsi que les responsables de l'application des lois et des tribunaux doivent prendre sérieusement en compte tous les rapports de violence familiale dans les cas de séparations, de divorces conflictuels et de garde des enfants.

 

Par conséquent, Howie DENNISON, défenseur des enfants - USA et Directeur du  Centre de lutte contre l'aliénation parentale de l'Ohio souligne début 2017 :

 

       1 - En 2016, il apparaît que de plus en plus de documents de l'APA révèlent que l'aliénation parentale est décrite comme étant un abus envers les enfants.

 

        2  - Un document de l'APA et des documents connexes révèlent que les professionnels de la santé mentale sont généralement complices de la maltraitance des enfants, en raison de "fausses croyances communes sur l'aliénation parentale".

      

        3 - Un document de l'APA qualifie l'abus des enfants de « situation d'urgence nationale » et définit le rôle préventif de l'APA en tant que « diffusion de connaissances psychologiques sur la maltraitance et la négligence envers le public ».

         

       4 - L'American Academy of Pediatricians (Académie Américaine des Pédiatres)  a, de son côté, publié un rapport clinique dans l'une de ses revues qui confirme effectivement l'existence de l'aliénation parentale (Publication reprise par l'APA).

 

       5 - L'aliénation parentale apparaît effectivement dans le DSM-5, selon les propres auteurs de DSM-5, même si les mots n'apparaissent pas en noir sur blanc. (Un fait déjà confirmé depuis plusieurs années par le Psychiatre et Professeur, William BERNET, une sommité en la matière et qui entretient de nombreux liens avec le groupe d'experts en charge de la rédaction du DSM (Manuel Américain de Définition et de Classification des maladies et troubles psychiatriques).

 

Comme déjà précisé plus haut, deux codes officiels de diagnostic pour abus psychologique sont clairement apparus dans le DSM-5, soit le "V995.51" : « Abus psychologique de l'enfant » et le "V61.29" ; « Enfant affecté par une relation parentale en détresse ».

Les enfants qui subissent l'aliénation parentale remplissent presque toujours la définition de CAPRD, c'est-à-dire que l'enfant est affecté par une relation parentale en détresse (Child Affected by Parental Relationship Distress), ce qui a pour effet de former une relation enchaînée avec un parent et de rejeter ainsi la relation avec l'autre parent.

Si l'attention clinique est focalisée sur la relation déficiente entre l'enfant et le parent cible, le terme « problème relationnel parent-enfant » peut être bien entendu utilisé dans les cas d'aliénation parentale.

Si l'attention clinique est portée sur le parent qui a causé l'aliénation parentale de l'enfant par la manipulation et l'endoctrinement, le terme « abus psychologique de l'enfant » peut être utilisé.

 

Le "V995.51" déclenche une obligation de protection. Tout comme les professionnels de la santé mentale doivent signaler les abus sexuels, ils doivent également signaler l'abus psychologique sur l'enfant, l'aliénation parentale apparaît donc comme tel et le signalement est incontournable.

Il en va de même pour le "V61.29" décrit plus haut.

 

Le DSM-5 a également reconnu que les problèmes relationnels "parent-enfant" (V61.20) peuvent impliquer la surprotection parentale, la pression parentale excessive, des arguments et comportements qui augmentent et pouvant engendrer des menaces de violence physique et l'évitement afin de ne pas résoudre les problèmes; ceux-ci doivent être dénoncés.

Les problèmes cognitifs peuvent également inclure des attributions négatives et des intentions de nuire à l'autre, de l'hostilité et/ou la volonté d'exclure l'autre, des sentiments injustifiés d'éloignement, d'exclusion.

 

Le diagnostic sous le code "V61.20" : "Problèmes relationnels parent-enfant" s'applique donc également à la situation d'aliénation parentale.

 

L'aliénation parentale est reconnue comme étant un abus psychologique infligé à l'enfant.

 

Par publication du 8 octobre 2014, l'American Psychological Association (APA) déclare que les abus psychologiques infligés à l'enfant sont aussi nocifs que les abus sexuels ou physiques (Docteur et Professeur Joseph SPINAZZOLA, Directeur du centre de traumatologie à l'Institut de ressources judiciaires, Massachusetts - USA).

 

Au regard de ce qui se passe aux Etats-Unis, au Canada, au sein de la communauté scientifique, de ce qui avance également en Europe, des avancées flagrantes menées, par exemple, en Roumanie, en Grande-Bretagne, en Croatie, en République Tchèque, etc., vos positions ne tiennent pas.

 

De plus, Comme le Psychiatre et Professeur, William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (USA) l'a maintes fois souligné (Et nous vous en avions informée depuis longtemps déjà), la notion d'aliénation parentale figure bel et bien dans DSM-5, même si les mots "aliénation parentale" n'y sont pas inscrits mot pour mot.

 

Il apparaît maintenant que les mots "aliénation parentale" et "éloignement parental" figurent dans le projet actuel de la CIM-11 qui est en cours de réalisation et de rédaction, ce qui constitue une étape très importante de reconnaissance internationale mot pour mot cette fois-ci. ("parental alienation" and "parental estrangement") Des définitions spécifiques sont d'ailleurs en cours de discussion et de rédaction par de nombreux scientifiques.

 

Pour rappel, le CIM-11, la Classification Internationale des Maladies - 11ème édition qui sera soumise à l'Assemblée mondiale de la santé dès mai 2018 pour permettre ensuite sa diffusion officielle - la 10ème édition remonte à 1990, utilisée depuis 1994 et la France y avait introduit un additif clinique en 2005 -  (CIM étant en anglais: ICD : International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems), dont l'appellation complète est : Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, est une classification médicale codifiée classifiant les maladies et une très vaste variété de signes, symptômes, lésions traumatiques, empoisonnements, circonstances sociales et causes externes de blessures ou de maladies.

La Classification internationale des maladies est publiée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L'aliénation parentale et ses conséquences affectent bel et bien autant la gent féminine que masculine et les effets sur les enfants sont catastrophiques tout comme pour les parents injustement écartés, broyés anéantis parce que le système judiciaire et médical n'a pas encore su prendre les mesures qui s'imposaient de toute urgence, sacrifiant ainsi enfants et adultes, les projetant en pleine détresse psychologique, pouvant engendrer dans un certain nombre de cas de graves répercussions tant psychologiques, psychiatriques que physiques et sociales.

 

Le combat mondial pour une reconnaissance pleine et entière de l'aliénation parentale et de ses terribles conséquences se poursuit et le tissu associatif européen et international, mais aussi de plus en plus de partenaires et de professionnels de la santé et du secteur judiciaire collaborent afin de venir à bout de cet interminable désastre psychologique et affectif, à commencer pour les enfants à qui personne n'a le droit de faire disparaître arbitrairement l'un de leurs deux parents, ni de les salir, ni de les injurier et de porter atteinte à leur rôle de parent.

Chaque enfant a droit à ses deux parents, chaque enfant a besoin de ses deux parents, chaque enfant a le droit d'aimer et d'entretenir des relations avec ses ascendants, à commencer avec ses parents.   

 

Veuillez croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

 

Pour l'ensemble du Conseil d'Administration et des membres de l'Association

"J"aime mes 2 Parents"

 

François SCHEEFER,

Président.

 

N.B. :   Ce mardi 25 avril prochain, pour la 12ème année consécutive, des milliers de personnes se rassembleront pour commémorer la journée internationale contre l'aliénation parentale, contre l'exclusion parentale (Rencontres-débats, rassemblements, manifestations, conférences,...). Parents victimes, enfants victimes, grands-parents victimes et tant d'autres membres de familles victimes, chercheurs, scientifiques du milieu médical et psychiatrique, psychologues, travailleurs sociaux, etc..., se réuniront çà et là à travers le monde pour dénoncer cet infâme abus psychologique destructeur d'enfants, de familles et de vies.

 

Lettre réponse de Madame Laurence ROSSIGNOL adressée tant à JM2P qu'à COLIBRI et à celles et ceux qui sont intervenus depuis la fin janvier 2017 suite à son déni face à l'aliénation parentale et à sa vision particulièrement partiale venant ainsi lier l'aliénation parentale qu'à la protection des mères et de leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale et par conséquent bannir ce phénomène de manipulation et d'emprise de la justice.

A lire : L rossignol a association jm2p 03 2017L rossignol a association jm2p 03 2017

 

Divorce info

Janvier 2017 : La Ministre des Familles L. ROSSIGNOL s'est attaquée à l'aliénation parentale (AP) visant à proscrire l'utilisation du "concept idéologique" SAP (Syndrome d'aliénation parentale) et AP.

 

 Comment ne pas être choqués et profondément consternés suite à la publication fin décembre 2016 d'un article intitulé " Le Syndrome d'Aliénation Parentale bientôt proscrit des expertises judiciaires" sur le site de Médiapart ?

https://blogs.mediapart.fr/marie-christine-gryson/blog/281216/le-syndrome-dalienation-parentale-bientot-proscrit-des-expertises-judiciaires

        

Cet article annonce clairement la couleur de cette déconcertante décision, celle émanant du Ministère des Familles de l'Enfance et des Droits des femmes dirigé par Laurence ROSSIGNOL. Ainsi ce Ministère soutient formellement la prochaine publication d'une fiche sur le site du Ministère de la Justice, visant à proscrire l'utilisation du "concept idéologique" dénommé SAP (Syndrome d'aliénation parentale) ou AP (Aliénation parentale).

 

Cette publication s'inscrit dans le cadre du 5ème plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes (2017-2019) visant l'objectif intitulé : « Protéger les mères et leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale pendant et après la séparation », faisant suite à la publication du bilan relatif au 4ème plan de Prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016).

 

Extrait de cette publication (4ème plan de Prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes - Axe D - Objectif 19 : « Protéger les mères et leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale pendant et après la séparation.», page 41 - Action 58 :

 

Action 58 : Informer sur le caractère médicalement infondé du « syndrome d’aliénation parentale » Dans les cas de violences conjugales ou de violences faites aux enfants, l’allégation du « syndrome d’aliénation parentale » soulève de réelles difficultés. Elle conduit à décrédibiliser la parole de la mère, exceptionnellement du père ou de l’enfant, et par conséquent à en nier le statut de victime en inversant les responsabilités. Or, aucune autorité scientifique n’a jamais reconnu un tel « syndrome » et le consensus scientifique souligne le manque de fiabilité de cette notion. Il n’est reconnu ni par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM5) ouvrage de référence de l’association américaine de psychiatrie (APA), ni par la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La recherche démontre que les fausses allégations de maltraitance ou de négligences sur les enfants sont marginales. C’est pourquoi une communication visant à proscrire l’utilisation de ce concept sera réalisée, via la publication d’une fiche sur ce sujet, sur le site du Ministère de la justice.  

Calendrier : 2017

Pilote : Ministère en charge des droits des femmes, Ministère des familles,

Contributeur.trice.s : Ministère en charge des droits des femmes, Ministère de la Justice, Ministère de la Santé.

 

Dans son introduction, Laurence ROSSIGNOL déclare :

 

"La lutte contre les violences faites aux femmes fait l’objet d’une politique publique à part entière depuis plus de 10 ans. L’arsenal législatif a été profondément renforcé, des dispositifs ont été expérimentés et déployés sur l’ensemble du territoire, les moyens financiers et humains ont été considérablement accrus.

Le 4ème plan de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) a grandement contribué au renforcement du repérage et de la prise en charge des victimes. Si l’accompagnement et la mise à l’abri des femmes victimes de violences a progressé, en revanche, les faits de violences et le nombre de victimes reste dramatiquement stable. En France, toutes les sept minutes, une femme est violée ; tous les deux jours et demi, une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex-conjoint ; 220 000 femmes sont victimes chaque année de violences dans le couple.

Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des enfants, dont le quotidien est fait de souffrances et de peur. Ces violences sont insoutenables et inacceptables pour nous toutes et tous. La lutte contre ces violences doit donc être menée sans relâche.

C’est pourquoi le Gouvernement lance aujourd’hui le 5ème Plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019). Ce nouveau plan, dont les moyens ont été encore augmentés, est organisé autour de mesures fortes, pour permettre aux femmes victimes de violences d’accéder à leurs droits d’être protégées et accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire."

 

Madame ROSSIGNOL a visiblement une vision partiale en ce qui concerne l'aliénation parentale. Pourtant, ce n'est pas faute de lui avoir donné des informations précises à ce sujet, de dénoncer ses déclarations déjà inadmissibles prononcées alors devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée Nationale du mardi 14 avril 2015, à propos de l'aliénation parentale : "A propos du débat sur le syndrome d'aliénation parentale, qui par ailleurs n'existe qu'en France; c'est une maladie spécifiquement française, ce qui fait que cela interroge un certain nombre de gens. Ce n'est pas consensuel l'existence de ce syndrome d'aliénation parentale."

 

Décidément, Madame ROSSIGNOL fait part d'une preuve de déni inconcevable et venir lier l'aliénation parentale à la protection des mères et de leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale est purement abject.

 

L'aliénation parentale, Madame la Ministre, n'a pas de genre ni de sexe ! La manipulation et l'emprise psychologiques sur l'enfant peuvent être à la fois pratiquées tant par le père que par la mère, voire parfois par d'autres membres de la famille.

 

Venir lier la protection des mères et de leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale et tacitement ne pas vouloir lier la protection des pères et de leurs enfants dans l'exercice de l'autorité parentale est une bassesse, pour ne pas dire une infamie, sans fond.

 

Notre association regroupe autant de mères que de pères... Cela ne va pas à sens unique contrairement à ce que cette action n°58 mentionnée plus haut, laisse clairement sous-entendre.

Des milliers de personnes ne peuvent et ne pourront qu'être choqués, scandalisés par cette avilissante mesure. Quoi de plus honteux ?

 

Pour rappel et afin de "débloquer le compteur" du Ministère des Familles qui  semble visiblement oublier que bien loin des travaux et de la personnalité même du Docteur Richard GARDNER, USA, (travaux remontant aux années 1980) souvent critiqués, des dizaines, des centaines de chercheurs, Médecins, psychiatres, pédopsychiatres, psychologues cliniciens et autres psychothérapeutes du monde entier sont venus travailler sur le sujet et ont pu aller bien plus loin que GARDNER.

Non seulement leur travail a amplement évolué depuis les premiers écrits de GARDNER, mais ont pu également faire l'objet de multiples publications et études scientifiques (Généralement publiées en anglais) qui apportent petit à petit les preuves qui manquaient encore lors du dernier DSM (Diagnostic and Statistical Manual = Manuel Américain de Définition et de Classification des maladies et troubles psychiatriques), le DSM-5 pour être précis, paru le 18 mai 2013.   

 

Mais comme il a déjà été souligné au Ministère des Familles qui s'est bien gardé d'y répondre,  l'éminent psychiatre et Professeur, William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (Etats Unis) a clairement rappelé à tous les membres du Groupe International de Travail sur l’Aliénation Parentale, suite à la publication du DSM-5 et à la profession :

 

"« Les experts du Groupe de travail du DSM-5 nous avaient dit il y a 2 ou 3 ans qu'ils ne voulaient pas que l'aliénation parentale figure comme un diagnostic séparé dans le DSM-5, mais qu’ils avaient pensé que l'aliénation parentale pourrait être considérée comme un exemple dans d'autres diagnostics qui sont dans le DSM-5.

 

Les termes "aliénation parentale" ne figurent pas dans le DSM-5, mais plusieurs diagnostics peuvent être utilisés dans ces situations. Je dirais que l'«esprit» de l'aliénation parentale est dans le DSM-5, même si les mots n’y sont pas.


Le « Problème relationnel Parent-Enfant » dispose désormais d'un chapitre dans le DSM-5, et pas seulement d’une étiquette. La discussion explique que les problèmes cognitifs dans un problème relationnel parent-enfant" peuvent inclure des attributions négatives aux intentions de l'autre, de l'hostilité envers l’autre ou la prise de l’autre comme bouc émissaire, ainsi que des sentiments d'éloignement injustifiés."

C'est une assez bonne description d'un enfant du point de vue du parent aliéné, même s'il s'agit d'une utilisation malheureuse du mot «éloignement».


 « Abus psychologique de l'enfant » est un nouveau diagnostic dans le DSM-5. Il est défini comme « actes non accidentels de violence verbale ou symbolique de la part d’un parent ou d’un adulte proche, qui ont pour résultat, ou qui ont potentiellement pour résultat, un dommage psychologique significatif chez l'enfant."

Dans de nombreux cas, le comportement du parent aliénant constitue un abus psychologique de l'enfant.

 

« Enfant affecté par une relation parentale en détresse » est un autre nouveau diagnostic dans le DSM-5. Il doit être utilisé "lors de l’examen clinique d’un enfant dans la famille, si la discorde parentale (par exemple, des niveaux élevés de conflit, de détresse ou dénigrement), a des effets négatifs sur l’enfant dans sa famille, y compris avec des effets inducteurs de troubles psychiques ou physiques chez l'enfant. " C'est également une bonne description de la façon dont l'aliénation parentale apparaît.

...

En conclusion, le concept de l'aliénation parentale figure clairement dans le DSM-5, bien que les mots exacts n’y soient pas."

 

Ne pas en tenir compte est bel et bien un déni de vérité mais également la marque même d'une absence totale d'objectivité et de professionnalisme.

 

Cette "Action 58" est non seulement une insulte pour les milliers de victimes d'aliénation parentale, quelque soit leur sexe, mais elle mettra à coup sûr des milliers d'enfants en danger.

Venir faire pression sur la justice sera tout aussi grave, irresponsable et facteur aggravant des centaines, des milliers de drames familiaux qui se jouent et viennent fracasser tant d'enfants, mais aussi des familles injustement rejetées, aliénées sans la moindre raison valable. 

 

Cette "Action 58" vient cracher à la figure des milliers de professionnels de la santé qui, à travers le monde, ont compris les méfaits grandissants de ce qu'ils appellent les conséquences de l'aliénation parentale. Hommes et femmes du monde entier tentent de lutter et oeuvrent aujourd'hui ensemble pour que le futur DSM-6 intègre de façon plus détaillée ce phénomène de manipulation et d'emprise psychologiques sur l'enfant.

Parmi les plus connus :                                                                         

Amy J. L. Baker, Ph.D. psychologie

William Bernet, Ph.D. psychiatrie

J. Michael Bone, Ph.D.

Craig A. Childress Psy.D.

Douglas Darnall Ph.D.

Robert A. Evans, Ph.D. psychologie, expert et clinicien,

Linda J. Gottlieb, Clinical social worker,

Ludwig F. Lowenstein, Ph.D. Psy.D,

Jennifer Harman Ph.D,

 Zeynep Biringen Ph.D,

Michael R. Walsh, Praticien,

Hubert Van Gijseghem (Docteur en psychologie) Ph.D,

Wilfrid von Boch-Galhau,  Docteur en psychiatrie et neurologue,

Paul Bensussan (Psychiatre et expert auprès la Cour),

Roland Broca (psychiatre),

Jean-Pierre Cambefort, psychologue,

Jacques Biollet, Ph.D pédagogie curative clinique,

Jean-Marc Delfieu, Ph.D psychiatrie,

Jean-Emile Vanderheyden, neuropsychiatre,

Claire Malo, Ph.D. et chercheure (Québec),

Karen Woodall, Ph.D. psychothérapeute clinique.

...

La liste est loin d'être exhaustive.

Car, il y en a tant d'autres qui travaillent également sur le sujet...

 

Cette ahurissante attitude de la France, par la voix du Ministère des Familles, cherchant également à influer sur la Justice, vient afficher là encore, une position particulièrement rétrograde vis-à-vis d'un bon nombre de pays qui, à l'inverse, travaillent et avancent ensemble vers une reconnaissance officielle de l'aliénation parentale et de ses conséquences, où le monde médical et celui du judiciaire ont débattu ensemble et travaillent conjointement vers une meilleure action afin de lutter ensemble contre les conséquences de l'aliénation parentale et même pour certains pays légiférer afin de faciliter la tâche.

Ainsi, en Europe, la Roumanie a fait un bond de géant dans ce domaine avec publication au journal officiel en vue d'une loi spécifique. D'autres pays suivent le même chemin à commencer par la Grande-Bretagne qui a obtenu de grandes avancées ces derniers mois (Croatie, République Tchèque,...).

 

Cette ahurissante attitude vient également mépriser les jugements rendus par la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui reconnaît la présence d’emprise (voire de fixations pathologiques) sur l’enfant par un parent aliénant et donc l’existence de l’aliénation parentale pratiquée, Elle insiste sur la nécessité d’agir rapidement lorsque ces phénomènes d'emprise surviennent et de la nécessité de prendre les mesures nécessaires afin d’amener le parent aliénant à respecter ses obligations légales et son devoir d’éducation.

 

A titre d'exemples :

 

- Affaire Koudelka/République Tchèque - n° d'application: 1633/05, 20 Juillet 2006,

- Affaire Zavrel/ République Tchèque  - n° d'application: 14044/05, 18 Avril 2007,

- Affaire Mincheva/Bulgarie - n° d'application: 21558/03, 2 Septembre 2010,

- Affaire Giorgioni/Italie - n° d'application: 43299/12, 15 Septembre 2016,

- Affaire Moog/Allemagne - n° d'application: 2334/10, 6 octobre 2016.

 

Le Ministère ne pourra pas davantage effacer la jurisprudence française.

La discrimination serait alors plus manifeste encore et mériterait dès lors l'arbitrage de la CEDH, voire la demande de la condamnation de l'Etat Français.

 

Alors oui, cette "Action 58" est une honte.

 

Si le Ministère des Familles cherche à lutter contre les violences faites aux femmes, ce qui l'honore, ce n'est en aucun cas en venant bannir l'aliénation parentale qu'il y parviendra, il réussira à développer davantage de séparations conflictuelles (même si à ce jour elle ne dépassent pas en moyenne les 10% de l'ensemble des séparations - Un chiffre toutefois en augmentation) et massacrer des centaines, des milliers d'enfants supplémentaires, enfants qui augmenteront alors les rangs des jeunes à risques en proie à toutes sortes de dérives...

 

Est-ce cela l'objectif premier de la France pour ses citoyens, pour ses jeunes en devenir et ses futures générations ? 

 

Combien d'années et de décennies en France les parents et les victimes de l'autisme ont dû se battre pour se faire entendre et pourtant le manque de détermination de l’Etat dans le cadre des plans autisme et le caractère encore marginal de ses actions demeurent comparées à nos pays voisins et à bien d'autres pays à travers le monde...?

 

Si pour l'aliénation parentale, la même croisade doit être entreprise, elle le sera.

 

Et la France n'a nul droit de faire partie des lanternes rouges, pour un "grand pays" comme le nôtre, ce serait non seulement indigne mais pour sûr particulièrement dégradant alors que tant d'autres nations évoluent et mettent vraiment l'intérêt de l'enfant, la protection de ses droits (tels que rappelés par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant) et le souci de coparentalité et de vie familiale (Rappelé par l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme) au cœur même de leur préoccupations. Or, l'aliénation parentale, même si elle ne représente pas la majorité des risques lors de la séparation des parents, elle existe, se développe et les séparations conflictuelles le font tout autant, accentuant donc ce risque.  Cette "Action 58" serait alors une voie, un boulevard pour un tel développement de la manipulation et de l'emprise psychologiques sur l'enfant, créant, inexorablement et plus encore, des orphelins de mère, des orphelins de père, sous la haute bénédiction du Ministère des Familles...!

C'est inconcevable.

 

Pour plus de détails :

 

Ministere des familles 5e plan de lutte contre toutes les violences faites aux femmesMinistere des familles 5e plan de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (1.22 Mo)

 

Lettre jm2p a madame laurence rossignol ministre des familles monsieur jean jacques urvoas ministre de la justice 28 01 2017 1Lettre jm2p a madame laurence rossignol ministre des familles monsieur jean jacques urvoas ministre de la justice 28 01 2017 1 (355.01 Ko)

 

Attack against pas and pa by the french minister of families jm2p respondsAttack against pas and pa by the french minister of families jm2p responds (297.83 Ko)

 

La Fédération paneuropéenne "COLIBRI" à laquelle adhère JM2P est également intervenue afin de soutenir notre démarche, auprès de Madame L. ROSSIGNOL (Ministre des Familles) et de Monsieur J.J. URVOAS (Ministre de la Justice).

 

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Pour rappel : La Fédération paneuropéenne "COLIBRI" se composent de partenaires européens officiels et d'associations d'Autriche, de Bulgarie, de Chypre, de Croatie, d'Espagne, de Finlande, de France, de Grèce, de Hongrie, d'Italie, de Lituanie, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Portugal, de Pologne, de République Tchèque, de Roumanie, de Suisse, de Slovaquie et de Turquie, à ce jour. D'autres partenaires devraient rejoindre la fédération au cours de l'année.

 

Ap

 

Fin décembre 2016 : nouveau courrier adressé à Madame Laurence ROSSIGNOL, Ministre des Familles

A l'aube de l'année 2017, l'association interpelle à nouveau Madame Laurence ROSSIGNOL qui n'a pas répondu aux demandes d'entretien, à la fois adressées par l'association, mais également par la Députée de notre secteur géographique. Malgré relances aucune réponse n'est parvenue... Chacun pourra juger et tirer les conséquences qui en découlent.

Cette intervention est d'autant plus importante, qu'elle vient clairement démontrer un véritable déni de réalité... En effet, l'aliénation parentale et ses conséquences sont visiblement enseignées en France dans le cadre des sciences et techniques sanitaires et sociales (classe de 1ère ST2S).

Courrier adressé à Madame la Ministre des Familles :

 

Madame la Ministre,

 

Suite à vos déclarations en réponse au Député, Monsieur Rémi DELATTE, devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale en date du mardi 14 avril 2015, à propos de l'aliénation parentale : "A propos du débat sur le syndrome d'aliénation parentale, qui par ailleurs n'existe qu'en France; c'est une maladie spécifiquement française, ce qui fait que cela interroge un certain nombre de gens. Ce n'est pas consensuel l'existence de ce syndrome d'aliénation parentale.", nous vous avions fait part de notre étonnement et même de notre émoi, apportant un certain nombre d'éléments démontrant que votre déclaration était non seulement maladroite mais également inexacte. 

 

Si nous revenons vers vous c'est pour réaffirmer votre erreur lorsque vous n'aviez pas voulu entendre le légitime combat mené pour la reconnaissance de l'aliénation parentale (ou l'exclusion parentale) alors que des Tribunaux Français n'ont pas manqué de le faire (Et même sur le plan pénal par la voix du T.G.I. de Lyon en date du 1er septembre 2015 condamnant le parent aliénant)

 

Il ne s'agit nullement d'une "maladie spécifiquement Française". D'ailleurs il est profondément navrant de constater à quel point la France est en retard dans le travail de reconnaissance et de recherche dans ce domaine par rapport aux  Etats européens.

 

Notre association travaillant en étroite collaboration avec plus d'une quarantaine de partenaires européens, affiliée à la Fédération paneuropéenne "Colibri" dévouée à la promotion des droits fondamentaux des enfants et des parents après le divorce ou la séparation, observe à quel point des progrès de reconnaissance, mais aussi des travaux inter-professionnels (Avec des Juges, des avocats, des médecins, des psychiatres, des psychologues,... autour d'une même table) se sont grandement développés ces dernières années, ces derniers mois, aboutissant à des protocoles, mais également concourent à l'élaboration de nouveaux projets de loi (Roumanie, Grande-Bretagne, Croatie, République Tchèque, Suède,...). La Roumanie sera sans doute la première nation européenne à légiférer et à intégrer la lutte contre l'exclusion parentale (Aliénation parentale) au sein de son Code Civil puis Pénal. La Grande-Bretagne pourrait être la suivante.

Quant à la France...

 

Mais le propos de ce jour relève également de l'enseignement secondaire pratiqué en France qui, pour les élèves de Sciences et Techniques Sanitaires et Sociales, étudient au sein de l'émergence d'un problème social celui du syndrome d'aliénation parentale...

 

Vous comprendrez, Madame la Ministre, que vos déclarations du 14 avril 2015 apparaissent dès lors plus que malvenues et même profondément intolérables puisque l'enseignement français a permis son intégration au sein même de travaux dirigés afin de permettre aux lycéens de cette filière d'analyser l'évolution de la structure des familles, définir le syndrome d'aliénation parentale (le terme ne pose aucune difficulté dans ce manuel pédagogique) et la caractérisation de ce syndrome et les réponses de la collectivité. (Voir en fin de lettre les références)

 

Comment, dans ces conditions, vos déclarations ont-elles pu exister ?

 

Comment la France et la grande majorité de ses institutions peuvent-elles demeurer dans le déni ?

 

Comment la France n'a-t-elle toujours pas donné les moyens de formation plus que nécessaires tant sur le plan judiciaire que médical, mais également au niveau des personnels des services sociaux pour permettre d'intervenir efficacement et avec objectivité, mais aussi et surtout avec un réel professionnalisme, envers les centaines, les milliers de drames familiaux qui se jouent face à la séparation conflictuelle, plaçant systématiquement l'enfant en situation de souffrance, de victime d'emprise et de manipulation engendrant de lourds conflits intérieurs (conflit de loyauté, phénomène anormal de rejet, détresse psychologique, stress engendrant multiples troubles de la santé, etc...) et engendrant tout autant des effets néfastes pour le parent injustement évincé et l'ensemble des autres membres collatéralement écartés, à commencer par les grands parents ?

  

Vous pourriez répondre que le syndrome d'aliénation parentale ne figure pas dans le dernier DSM (Diagnostic and Statistical Manual = Manuel Américain de Définition et de Classification des maladies et troubles psychiatriques), le DSM-5 pour être précis et moi je vous réponds par l'intermédiaire des déclarations  du Professeur William BERNET, du Département de psychiatrie de l'Université  de Médecine Vanderbilt à Nashville, Tennessee (Etats Unis) qui a clairement rappelé l'an dernier à tous les membres du Groupe International de Travail sur l’Aliénation Parentale, suite à la publication du DSM-5 :

 

"« Les experts du Groupe de travail du DSM-5 nous avaient dit il y a 2 ou 3 ans qu'ils ne voulaient pas que l'aliénation parentale figure comme un diagnostic séparé dans le DSM-5, mais qu’ils avaient pensé que l'aliénation parentale pourrait être considérée comme un exemple dans d'autres diagnostics qui sont dans le DSM-5.

 

Les termes "aliénation parentale" ne figurent pas dans le DSM-5, mais plusieurs diagnostics peuvent être utilisés dans ces situations. Je dirais que l'«esprit» de l'aliénation parentale est dans le DSM-5, même si les mots n’y sont pas.


Le « Problème relationnel Parent-Enfant » dispose désormais d'un chapitre dans le DSM-5, et pas seulement d’une étiquette.

La discussion explique que les problèmes cognitifs dans un problème relationnel parent-enfant " peuvent inclure des attributions négatives aux intentions de l'autre, de l'hostilité envers l’autre ou la prise de l’autre comme bouc émissaire, ainsi que des sentiments d'éloignement injustifiés."

C'est une assez bonne description d'un enfant du point de vue du parent aliéné, même s'il s'agit d'une utilisation malheureuse du mot «éloignement».


 « Abus psychologique de l'enfant » est un nouveau diagnostic dans le DSM-5. Il est défini comme « actes non accidentels de violence verbale ou symbolique de la part d’un parent ou d’un adulte proche, qui ont pour résultat, ou qui ont potentiellement pour résultat, un dommage psychologique significatif chez l'enfant."

Dans de nombreux cas, le comportement du parent aliénant constitue un abus psychologique de l'enfant.

 

« Enfant affecté par une relation parentale en détresse » est un autre nouveau diagnostic dans le DSM-5. Il doit être utilisé "lors de l’examen clinique d’un enfant dans la famille, si la discorde parentale (par exemple, des niveaux élevés de conflit, de détresse ou dénigrement), a des effets négatifs sur l’enfant dans sa famille, y compris avec des effets inducteurs de troubles psychiques ou physiques chez l'enfant. " C'est également une bonne description de la façon dont l'aliénation parentale apparaît.

...

En conclusion, le concept de l'aliénation parentale figure clairement dans le DSM-5, bien que les mots exacts n’y soient pas."

 

Tous les travaux menés ces derniers mois en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) mais également en Europe auront à coup sûr une incidence plus forte encore, compte tenu de résultats cliniques, sur la publication du prochain DSM attendu d'ici quelques années.

Nombre d'experts Français sont également confiants pour cette reconnaissance médicale (A titre d'exemple : Roland BROCA, pédopsychiatre, Paul BENSUSSAN, psychiatre et expert agréé par la Cour de Cassation et la Cour Pénale Internationale).

 

Il est a rappeler que nous sommes loin, très loin aujourd'hui des premiers éléments et travaux émis par le pédopsychiatre américain Richard GARDNER ayant introduit cette notion d'aliénation parentale et de syndrome dans les années 1980. Depuis lors, des centaines (et plus encore à travers le monde) de médecins, de psychiatres, psychologues, psychothérapeutes, ont travaillé, publié et ont largement dépassé les premiers pas de GARDNER. Ce phénomène ne peut en aucun cas être davantage ignoré, même au sein de l'enseignement, chez nous, en France, il est intégré !

 

Alors non, Madame la Ministre, tout ce déni, toutes les attitudes à la Ponce Pilate rencontrés çà et là n'ont nul droit d'exister davantage. 

 

Notre association regroupe autant de mères que de pères victimes de l'exclusion parentale parce que l'autre parent (souvent toxique, manipulateur et/ou pervers) a décidé de détruire son ex-conjointe ou conjoint, voulant s'approprier l'enfant (qu'il considère souvent comme un objet et non plus comme une personne à part entière avec ses sentiments, ses choix, ses désirs...).

 

A toutes ces victimes s'ajoutent des grands-parents, victimes collatérales... car c'est bel et bien toute une branche, maternelle ou paternelle qui est soudainement arrachée à l'enfant, la moitié de son patrimoine familial, de ses racines.

 

Est-ce encore acceptable Madame la Ministre ?

La France souhaite-t-elle développer encore et toujours, parmi ses citoyens, des enfants cabossés, des parents mutilés, des orphelins qui pourraient ne pas l'être, des abîmés de la vie, des jeunes à la dérives,..., qui demain deviendront les adultes de notre société ? 

 

Nous avions sollicité un rendez-vous au Ministère depuis des mois et des mois. Hélas, seul le silence a suivi...

La Députée de notre secteur (Audrey LINKENHELD) que nous avons eu l'occasion de rencontrer et de partager notre travail, nos convictions, était elle aussi intervenue... Silence de votre part, silence de votre Ministère...

 

Que dire ? Que conclure...?  Je vous laisse en juger.

 

Restant à votre disposition pour toute information complémentaire souhaitée, veuillez croire, Madame la Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

 

Copie adressée à Monsieur Bernard CAZENEUVE, Premier Ministre et à Madame Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre de l'Education Nationale.

 

Références :  Il s'agit des pages 113 à 119 de l'ouvrage d'enseignement utilisé par les enseignants et les élèves (T.D. de méthodologie et de cours) dans le cadre des sciences et techniques sanitaires et sociales (En classe de 1ère ST2S) par J.-F. BRILLANT, M. JEDYNAK et P. LOTZ aux Editions Casteilla.

EN 2016 : Suite au remaniement du Gouvernement de février 2016, il y a un Ministère qui pose question...!

Suite au remaniement du gouvernement de février 2016 et la nomination de Madame Laurence ROSSIGNOL en tant que Ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, de nombreuses réactions ont suivi. Ainsi, à titre d'exemple Madame Danielle BOUSQUET, Présidente du Haut-Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes ou bien encore Madame Chantal JOUANNO, Sénatrice UDI et Madame Pascale VION, membre du Conseil économique, social et environnemental ont co-écrit un commentaire afin de faire part de leurs « sérieuses préoccupations » quant à cette création de Ministère : « Mettre sous un même Ministère "la famille, l’enfance et les droits des femmes", n’est-ce pas enfermer les femmes dans le rôle stéréotypé qui leur est assigné depuis des siècles : celui d’épouse et de mère ? » (Le Monde 12.02.2016)

Une autre question aurait dû être soulevée !...

Est-ce que l'association de "la famille" et du "droit des femmes" ne risque-t-il pas de porter atteinte à l'application du principe de coparentalité et faire ainsi reculer le rôle du père au risque de minimiser sa pleine et entière implication, au même titre que celui de la mère, auprès des enfants ?

Rappelons que chaque enfant a besoin, avant tout, de ses DEUX parents. 

Est-ce vraiment nécessaire d'associer "famille" et "droits des femmes" sous la responsabilité d'une seule Ministre, au risque de mettre en péril la place du père dans la famille et de, malencontreusement, minimiser toutes les implications de la coparentalité ?

EN 2015 : L'association réagit à une déclaration faite par la Secrétaire d'Etat à la Famille.

Les quelques mots prononcés à propos du syndrome d'aliénation parentale devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée Nationale, le mardi 14 avril 2015, par Madame Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire d'Etat à la Famille, ont vraiment choqué de nombreuses personnes et associations oeuvrant pour la protection des droits de l'enfant à pouvoir vivre avec ses deux parents, malgré la séparation/divorce de ses parents et le principe de coparentalité.  Face à la manipulation et à l'emprise pouvant être malheureusement, voire désastreusement, exercées sur l'enfant ou l'adolescent, en cas de séparation des parents, impliquant un phénomène d'aliénation parentale, nous ne pouvons pas laisser passer de tels propos. Source de la vidéo : Youtube ►

Lettre ouverte à Madame ROSSIGNOL :

Madame la Secrétaire d’Etat,

Ayant pris connaissance de vos déclarations en réponse au Député, Monsieur Rémi DELATTE, devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale en date du mardi 14 avril 2015, à propos de l'aliénation parentale, nous ne pouvons absolument pas admettre les termes employés : "A propos du débat sur le syndrome d'aliénation parentale, qui par ailleurs n'existe qu'en France; c'est une maladie spécifiquement française, ce qui fait que cela interroge un certain nombre de gens. Ce n'est pas consensuel l'existence de ce syndrome d'aliénation parentale."

En effet, venir déclarer qu'il s'agit "d'une maladie spécifiquement Française" relève d'une grave erreur puisque cette notion fut tout d'abord introduite aux Etats-Unis, puis au Canada, en passant par les pays Anglo-saxons avant d'être de plus en plus pointée du doigt puis reconnue par un certain nombre de tribunaux Européens et autres. Le Brésil a même intégré ce phénomène d'emprise à sa propre loi sous la référence n ° 12 318, du 26 août 2010 ratifiée par le Président de la République, Luiz Inacio Lula da Silva.

Dans ces conditions les conséquences de l'aliénation parentale souvent appelées « Syndrome d’Aliénation Parentale » (SAP) ou bien encore « répercussions de l’emprise parentale » (C'est essentiellement la terminologie qui pose débat, mais le constat de manipulation et d'emprise est bel et bien présent) que bon nombre de professionnels du monde entier, de plus en plus nombreux, (Médecins, pédopsychiatres, psychiatres, psychologues, juges et tribunaux) connaissent fort bien, est un phénomène sérieux d’emprise et de manipulation, qu’effectue l'un des deux parents sur l'enfant ou l’adolescent afin de le couper de sa relation avec son autre parent (parent soudainement rejeté sans la moindre raison valable et considéré fréquemment à tort comme étant le « méchant »), puis le rejet de l’ensemble des membres de la famille de ce « parent rejeté » alors que ni ce parent rejeté, ni les autres membres de sa famille n’ont effectivement commis quoi que ce soit de blâmable.

Vous ne pouvez pas, Madame la Secrétaire d'Etat, considérer que le débat relatif à ce sujet grave n'est que Français.

Faut-il vous rappeler la journée Internationale également appelée, dans certains pays francophones, la journée mondiale pour la sauvegarde du lien parental, qui se déroule chaque année le 25 avril ? Cette journée est bel et bien inscrite au calendrier international et avait pris sa source, non pas en France, mais dans les pays anglo-saxons avant de s'étendre à l'ensemble des pays du monde...

Conformément à la Charte des Droits de l’Homme et à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, visiblement non respectées par un certain nombre de pays, de nombreuses actions et rassemblements se déroulent un peu partout à travers le monde, plus particulièrement à cette date.

Faut-il vous rappeler les décisions de justice de plus en plus nombreuses à travers le monde (Voir une liste d'exemples jointe en fin de ce courrier) prenant en considération ce phénomène grave d’emprise et de manipulation, qu’effectue l'un des deux parents sur l'enfant ou l’adolescent afin de le couper de sa relation avec son autre parent ?

La Cour Européenne des Droits de l'Homme avait elle-même sanctionné pour la première fois, non pas la France, mais la République Tchèque... C'était en 2006...

La terminologie « Syndrome d’Aliénation Parentale » peut parfois poser problème, les faits sont bel et bien là, ils existent et ne pas le reconnaître, ce serait cautionner des actes dévastateurs pouvant impliquer de lourds conflits de loyauté à l’enfant, de graves préjudices pouvant aller jusqu’à développer un état mental pathologique chez l’enfant ou l’adolescent victime d’aliénation parentale devenue sévère.

Combien de centaines, de milliers d'enfants, d'adolescents sont en souffrance, victimes d'aliénation parentale ? Combien de parents et collatéralement de grands-parents et autres membres familiaux sont également en souffrance parce que écartés injustement de ces jeunes victime d'emprise et de manipulation ?

Venez, Madame la Secrétaire d'Etat, participer à l'une ou l'autre de nos permanences, vous entendrez alors toute cette souffrance, le calvaire enduré par ces parents "rejetés" injustement, détruits au plus haut point, obligés de faire le deuil de leurs enfants, un deuil impossible puisqu'ils sont bel et bien vivants, et pourtant... Et pour ces enfants ou adolescents forcés de rayer de leur vie l'un de ses deux parents et généralement l'ensemble des autres membres (A commencer par les grands-parents) et amis proches de ce parent devenu soudainement "infréquentable", "immonde", "à abattre",...!

Combien de souffrances ? Combien de temps pour espérer renouer ?

Combien de familles et d'enfants sacrifiés si rien n'est fait pour mettre un frein à ces abus psychologiques graves que sont la manipulation et l'emprise ?

Permettez-nous de vous conseiller de lire la thèse en Médecine du Docteur Bénédicte GOUDARD du 22 octobre 2008 à la Faculté de Médecine de Lyon, consultable sur Internet à l’adresse :

http://www.village-justice.com/articles/IMG/pdf_SAP_241008.pdf 

Tout comme le Mémoire de psychologie qui fut soutenu par Monsieur Didier ERWOINE (Psychologue, Université de Liège, Belgique) : http://www.memoireonline.com/01/06/70/m_syndrome-alienation-parentale0.html

Notre site associatif : http://jm2p.e-monsite.com

Alors non, Madame la Secrétaire d'Etat, malgré tout le respect que nous vous devons, nous ne pouvons pas admettre vos déclarations faites devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale en date du mardi 14 avril 2015, ni même l'intonation employée.

Nous espérons vous avoir ouvert les yeux sur ce drame pour lequel notre association est plongée au quotidien, notre association qui, comme bien d'autres, entend et est devenue témoin de toute l'horreur qu'engendre l'aliénation parentale et ses conséquences.

JM2P - Le 15 septembre 2015.

 

 

Voir le document relatif à l'aliénation parentale et ses conséquences reconnues à travers le monde, document transmis également à Madame Laurence ROSSIGNOL :

 

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La réponse de Madame Laurence ROSSIGNOL, le 15 octobre 2015 :

La Secrétaire d'Etat a oublié de répondre aux arguments mis en avant d'un point de vue juridique. En effet, elle ne peut ignorer qu'en matière d'aliénation parentale et de syndrome d'aliénation parentale (C'est généralement ce terme de "S.A.P." qui pose difficulté), la justice est déjà venue les reconnaître dans un bon nombre de pays, servant ainsi de jurisprudence, même en France des jugements rendus confirment ces situations d'emprise et d'aliénation parentale !

Le Brésil est même allé plus loin en légiférant sur le sujet depuis 2010...

Quant à la Cour Européenne des Droits de l'Homme, elle a également reconnu des situations d'emprise et de manipulation, allant jusqu'à reprendre la terminologie d'aliénation parentale et de ses conséquences...

La réponse de Madame Laurence ROSSIGNOL :

01 affaires sociales 15 10 201502 affaires sociales 15 10 2015

 

Il faut également rappeler, suite à la publication du DSM-5 :

Message de William BERNET, M.D.
Professor Emeritus, Department of Psychiatry
Vanderbilt University School of Medicine - Nashville, Tennessee
à tous les membres du Groupe International de Travail sur l’Aliénation Parentale. Suite à la publication du DSM-5.

« Les experts du Groupe de travail du DSM-5 nous avaient dit il y a 2 ou 3 ans qu'ils ne voulaient pas que l'aliénation parentale figure comme un diagnostic séparé dans le DSM-5, mais qu’ils avaient pensé que l'aliénation parentale pourrait être considérée comme un exemple dans d'autres diagnostics qui sont dans le DSM-5. Les termes "aliénation parentale" ne figurent pas dans le DSM-5, mais plusieurs diagnostics peuvent être utilisés dans ces situations. Je dirais que l '«esprit» de l'aliénation parentale est dans le DSM-5, même si les mots n’y sont pas.

Le « Problème relationnel Parent-Enfant » dispose désormais d'un chapitre dans le DSM-5, et pas seulement d’une étiquette. La discussion explique que les problèmes cognitifs dans un problème relationnel parent-enfant « peuvent inclure des attributions négatives aux intentions de l'autre, de l'hostilité envers l’autre ou la prise de l’autre comme bouc émissaire, ainsi que des sentiments d'éloignement injustifiés." C'est une assez bonne description d'un enfant du point de vue du parent aliéné, même s'il s'agit d'une utilisation malheureuse du mot «éloignement».

« Abus psychologique de l'enfant » est un nouveau diagnostic dans le DSM-5. Il est défini comme « actes non accidentels de violence verbale ou symbolique de la part d’un parent ou d’un adulte proche, qui ont pour résultat, ou qui ont potentiellement pour résultat, un dommage psychologique significatif chez l'enfant."

Dans de nombreux cas, le comportement du parent aliénant constitue un abus psychologique de l'enfant.


« Enfant affecté par une relation parentale en détresse » est un autre nouveau diagnostic dans le DSM-5. Il doit être utilisé "lors de l’examen clinique d’un enfant dans la famille, si la discorde parentale (par exemple, des niveaux élevés de conflit, de détresse ou dénigrement), a des effets négatifs sur l’enfant dans sa famille, y compris avec des effets inducteurs de troubles psychiques ou physiques chez l'enfant. " C'est également une bonne description de la façon dont l'aliénation parentale apparaît.


« Trouble factice imposé à un autre » est la terminologie du DSM-5 pour « trouble factice par procuration » ou « syndrome de Münchhausen par procuration ». Sa définition est : " falsification de signes ou de symptômes, physiques ou psychologiques, ou induction de blessure ou de maladie, chez un tiers, associée à une tromperie identifiée." Dans certains cas, cela pourrait décrire le comportement du parent aliénant.


« Symptômes délirants chez un individu partenaire d’un individu avec un trouble délirant » est la terminologie du DSM-5 pour « trouble psychotique partagé » ou « folie à deux ». La définition est : « Dans le contexte d'une relation, la thématique délirante du partenaire dominant fournit un contenu de croyance délirante chez l'individu qui pourrait autrement ne pas répondre entièrement aux critères du trouble délirant».


On peut dire en conclusion que le concept de l'aliénation parentale figure clairement dans le DSM-5, bien que les mots exacts n’y soient pas. C'est une grande amélioration par rapport DSM-IV-TR, surtout avec l'ajout des nouveaux diagnostics : « abus psychologique sur enfant » et « enfant affecté par une relation parentale en détresse ».

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Commentaires (2)

Michel O. WILLEKENS
  • 1. Michel O. WILLEKENS (site web) | 13/02/2016
La ROSSIGNOL est aveugle ! On ne parviendra pas à lui ''ouvrir les yeux'', ni à lui faire entendre raison ! Car c'est une ''Pro-Mère'' et une féministe misandre qui hait les hommes, et qui pensent que tous les hommes sont des salauds, des violeurs et des incapables à s'occuper de leurs enfants... Point !

Il n'y a aucun atome de compréhension qui puisse exister entre les parents rejetés injustement, et les parents manipulateurs-destructeurs qui empoisonnent leurs enfants, de manières psychologiques... Ce qui est une forme de maltraitance gravissime à l'égard des enfants...

Nous devons dénoncer... et dénoncer... et encore dénoncer ces abominations aux élus politiques, aux Universités, aux médians, aux responsables de la protection des enfants... et... TOUS ENSEMBLE... réagir pour manifester nos indignations de bons parents !
Sylvie Hippolyte
  • 2. Sylvie Hippolyte (site web) | 17/09/2015
Bravo pour la réponse complète à Madame Rossignol ! Le ton était quelque peu méprisant à l'égard de Monsieur Delatte et désinvolte envers les victimes actuels de ce syndrome. L'ironie qui perçait dans sa déclaration jette un discrédit sur tous les travaux des scientifiques. Votre intervention rétablit la vérité.
Sylvie Hippolyte

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